‹ L'homme et l'animal. -- (volume 2)Chapitre 19 sur 118 · M. L. Teisse · texte numérisé non relu

M. L. Teisse

sation et par toutes les causes qui agissent directement sur elle. N'est-ce pas parler clairement et conformément aux faits que de dire : l'organisation de chaque espèce est généralement semblable dans tous ses représentants, et cependant la force des organes, la finesse des sens, tout cela peut varier dans de certaines limites. L'organisation de chaque espèce est admirablement adaptée aux circonstances, au milieu, il y a là toute une série de rapports constants et nécessaires ; et cependant des circonstances accidentelles peuvent survenir, surtout quand l'homme intervient, qui déroutent l'animal, le trompent et Fégarent. La sensibilité de l'animal qui obéit à toutes ces impulsions de l'organisme et du milieu ne prend elle-même aucune initiative et ne fait par elle-même aucun progrès, que celui qu'amène forcément la multiplication des associations, des images et des mouvements; et cependant, l'homme peut, en agissant sur les sensations de l'animal, lui inculquer une sorte d'éducation. En un mot, tous les phénomènes secondaires ou consécutifs de l'instinct n'accusent ni changement, ni dégradation, ni progrès, qu'autant qu'il y a changement, dégradation ou progrès dans l'une des causes d'impulsions auxquelles cède, sans les connaître, la sensibilité de l'animal. A ce point de vue, il nous est permis d'espérer qu'on pourra constater l'unité de tous les développements qui précèdent.

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