Ouvrage cité
celle de cette résultante et non d'une force indépendante hypothétiquement et inutilement surajoutée. » (Gavarret.) — « Pour nous, dit M. Du Bois-Reymond, chaque organisme est une agrégation d'individus plus ou moins nombreux dont les propriétés particulières reproduisent en petit les propriétés du tout organique qu'elles constituent, qui se nourrissent, se transforment et se propagent d'une manière indépendante, et qui, par la somme de leurs modifications normales ou anormales, effectuent la modification de l'organisme lui-même. » M. Milne-Edwards tient le même langage K
Cette activité propre de chaque élément organique , nous ne songeons pas à la nier ; car, dans un des premiers chapitres de cet ouvrage, nous avons nous-mème exposé les faits qui la mettent pleinement en lumière. Nous estimons que ces faits prouvent amplement qu'on ne peut rapporter à un principe unique toutes les propriétés et toutes les lois de l'organisme vivant : ils sont donc décisifs contre l'animisme tel que Stahl l'a professé, ou contre la doctrine du principe vital de l'ancienne école de Montpellier. Mais ces systèmes, comment les savants dont nous parlons les remplacent-ils ? Les citations qu'on vient de lire le prouvent : ils lui substituent un système qu'on peut qualifier avec la plus rigoureuse exactitude de polyvitalisme. Nous disons polyvitalisme, et non pas polyzoïsme. M. Durand de Gros, qui a inventé cette dernière dénomination, entend par elle que chaque partie de l'organisme constitue un véritable animal qui sent et qui a même sa conscience à lui. Évidemment les physiologistes dont nous parlons ne vont pas jusquelà : ils pensent, et avec raison, qu'il peut y avoir énergie spontanée, action vitale indépendante, là même où il n'y a pas sensibilité, imagination, volonté. Tenons-nous