‹ L'homme et l'animal. -- (volume 2)Chapitre 51 sur 118 · ïbid., p · texte numérisé non relu

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■ '>. Voyez Aristote; Phy»iq«a, II, iv, 26, et le« Fragmenta, I, p. 0.

et se propager, périssent. Et il continuait sa démonstration en imaginant que les hommes actuels avaient été précédés sur la surface de la terre par des créatures tenant à la fois de l'homme et des différents animaux, ayant tantôt une tête humaine et les membres d'un bœuf, tantôt une tète de bœuf et des membres humains. Puis avaient paru des hommes présentant les caractères des deux sexes confondus. Ce n'était que dans la suite des temps qu'avaient pu se consolider et survivre des organismes plus harmonieusement construits et plus capables de se propager. Quant au point de départ, où le plaçaitil? Il devait le reculer le plus possible, et il le faisait sans nul doute en établissant une insensible continuité entre les êtres : car, si l'on en croit Plutarque, il attribuait aux plantes la vie et le sentiment : les plantes n'étaient pour lui que des animaux d'un ordre inférieur.

En quoi la doctrine d'Ànaxagore s'éloignait-elle de ces théories? En ce qu'il croyait que si ces transformations avaient produit quelque chose d'ordonné, il fallait reconnaître là, non point l'action du hasard, mais celle de l'intelligence. Il ne détruisait donc pas ces explications, il pensait seulement les compléter.

En somme, toutes ces écoles agitent les questions plus qu'elles ne les résolvent, cela est incontestable. Il n'en est pas moins intéressant de remarquer comment ces deux difficultés , rapports de notre intelligence avec notre organisme et rapports de l'espèce humaine avec les espèces animales, sont presque toujours réunies Tune à l'autre et traitées dans un même esprit. Mais jusqu'à présent ces problèmes sont étudiés comme des problèmes d'histoire naturelle ou de physique. L'intelligence ellemême est conçue comme une puissance ou force occulte dont les manifestations extérieures seules peuvent être mesurées. On le sait, c'est avec Socrate que l'intelligence humaine commence à se connaître elle-même, parce

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