Le Timée, traduction Cousin, p
2. De môme que, dans les organes sexuels, Platon voit souvent des animaux distincts, vivant pour ainsi dire d'une vie propre dans la vie totale du corps dont ils font partie.
facultés maîtresses, on le sait, sont la raison, intuition ou réminiscence de l'universel, et l'amour.
Pour achever l'étude de ces théories ou de ces hypothèses de Platon, nous ne pouvons nous dispenser de rappeler en quelques mots la place qu'il attribue aux plantes et l'idée qu'il se forme de leur nature. Ce qu'il dit à ce sujet complète ce que nous venons de résumer de ses doctrines sur les rapports de l'homme et de l'animal.
Platon estime que les plantes sont des êtres animés, des animaux inférieurs aux bêtes, parce qu'ils sont immobiles et enracinés dans le sol, mais enfin des animaux qui sentent et qui sont loin d'être sans rapports avec l'homme. En effet, leur essence, à eux aussi, est constituée par une portion de ce qui constitue l'essence de l'animal humain. Des trois âmes réunies dans l'homme, la première, l'âme raisonnable (vouç) n'a été donnée à aucune autre espèce d'êtres créés. L'animal a reçu les deux autres. Quant à la plante, « elle participe de la troisième espèce d'âme, celle dont nous avons remarqué la place entre le diaphragme et le nombril, dans laquelle il n'y a ni opinion, ni raisonnement, ni intelligence, mais la seule sensation agréable ou désagréable et les passions qui l'accompagnent ' . »
C'est ainsi que pour Platon, tout, dans le monde, est animé : l'univers lui-même, considéré dans son ensemble, est un animal véritablement doué d'une âme par la Providence divine. Les phénomènes de la vie qui se manifestent dans les êtres innombrables de ce monde sont partout inséparables d'une espèce de sensation qui révèle la présence et l'action d'une âme : partout cette âme est une analogue de l'âme de l'homme, car elle n'en est qu'une sorte de réduction ou de fragment. Mais il