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I.i:s DRMOMAQUES d’autiiicrois. 3K

prêtre de travers, tantôt elle lui faisait la grimace, et tordait la bouche en se moquant de lui. Enfin, le soir, un des démons sort par la bouche so«s la forme d’une limace noire qui fait deux ou trois tours en terre et disparait. Par malheur, le Chat restait encore, et celui-là fut plus opiniâtre. Le prêtre, à force d’exorcismes, finit par l’exaspérer ; desortequ’après maintes contoi’sions, jappemens, hurlemens, il se décida à quitter le corps de

Rolande. Restait la sorcière, qui fut brûlée le 7 septembre 1600.

« Mais, comme l’on sortit cette femme hors de prison, l’air à l’instant s’obscurcit de nuées fort épaisses qui vinrent se résoudre en pluies si abondantes qu’à peine put-on allumer le feu pour la brûler. » Les autres complices du diable furent brûlées comme Rolande, mais Satan ne leur fit pas la même faveur, et aucune pluie ne tomba pour éteindre le bûcher.

Roguet, en homme prudent, n’a pas voulu laisser perdre les fruits de son expérience judiciaire, et à la (in de son livre il adresse, sous forme d’aphorismes, quelques bons conseils à ceux qui doivent juger des sorcières. Nous ne rapporterons que celuici ; « Art. 63. Non-seulement il faut faire mourir l’enfant sorcier qui est en âge de puberté, mais encore celui qui est au bas (audessous de douze ans) si on reconnoît qu’il y ait de la malice en lui. Bien est vrai que je ne voudrois pas pratiquer en ce cas la peine ordinaire des sorciers, mais quelqu’autre plus douce, comme la corde. »

Vers la fin du xvi® siècle, ce ne sont plus les im|uisiteurs et les prêtres qui ont la direction des procès de sorcellerie; la justice civile, au moins en France, prend le premier rang. Bien plus, des prêtres seront accusés de sorcellerie et périront sur le bûcher. Déjà auparavant il y avait eu quelques exemples de

prêtres sorciers ; le curé de Boissons, par exemple, dont parle Richet. — L’homme el l'intelligence. 33

l’mommk kt l’inti lu(;knck.

j Froisèart, qui baptisa un crapaud, lui bailla l'bostie consacrée,

: et, pour ce, fut brûlé tout vif. Le curé de Saint-Jean-le-Petit, à

- Lyon, avait été brûlé en 15i8 pour avoir dit et confessé qu'il ne

consacrait point l’hostie quancj U disait la messe afin de faire damner ses paroissiens. Bodip, et surtout de Lancre, estiment ; que ces châtiments sont fort justes. « Quand le prêtre s’oublie

! jusque-là de se dédier à Satan, la peine ne peut être assez

! Grande. » De Lancre nous raconte l’histoire de messire Pierre

; Aupetit, âgé de cinquante ans, et prêtre depuis trente ans ; ce

malheureux, étant accusé de sorcellerie par le sénéchal du Limousin, n’avoue rien d’abord. Mais à la torture, il confesse des

choses étranges: que le diable lui apparaissait en forme de mouche, de papillon, de chat; qu’il lui avait tourné le. petit doigt, et rendu si raide qu’il ne pouvait le plier : qu’il allait au ( sabbat, et lisait dans un livre imprimé avec des mots étranges

qu’il n’entendait nullemeut. Le pauvre Aupetit, dégradé d’abord par l’évêque de Limoges, est ensuite brûlé tout vif avec force amendes.

;; Au commencement du wii® siècle, dans cette partie du pays

basque français qu’on appelle leLabourd, il y eut une efïroyable , épidémie de démonomanie. Un seigneur de Santa-Fé, chez qui

on avait fait le sabbat, et à moitié fou, alla demander assistance j au Parlement de Bordeaux. Une commission royale fut donnée

à deux magistrats de cette assemblée, ^ÎM. d’Espagnet et de ^ Lancre. Mais bientôt d’Espagnet dut retourner à Bordeaux. De

Lancre reste seul en lace d’une multitude de sorciers, de sorcières, de démons, au milieu d’une population hostile, qui ne parle pas français, et dont il ne comprend pas la langue. Il s’acquitte néanmoins fort bien de sa tâche, puisqu'en quatre mois il parvieni à faire brûler près de quatre-vingts sorcières. Il est si satisfait ' de son triomphe (pi’il ne veut pas que le souvenir en soit perdu.

LES DÉAU).N1A(JUES D’aü'IKEI' OIS. 35’.)

C’est pour cela qu’il éerit son fameux livre sur l’Inconstance des démons, titre assez obscur, encore qu’il ait pris soin d’essayer 4e l’expliquer au début de son ouvrage Grâce à ce livre, on peut faire l’histoire de l’épidémie démoniaque du Labourd, Après tout rhistorien parait sincère. Michelet en parle comme d’un {ïalantin, bel esprit, et coureur de ruelles. Ce caractère n’apparait pas bien clairement dans le livre de Lancre, et, à mon sens, rien ne prouve qu’il ait séduit de jeunes sorcières, comme Micbejet l’en accuse un peu légrèrement.

Malgré la crédulité de do Lancre et sa facilité à admettre toutes les histoires qu’on vient jui raconter, il est déjà de son siècle par une certaine indifférence pour l’autopité religieuse et les tribunaux de l’inquisifion. Il parle au noni 4’un principe tout différent, au nom du roi et de la loi. « Le prêtre, dit-il, perd son privilège, s’il a composé ou affiché par les carrefours quelque libelle diffamatoire; à plus forte raison, s’il est sorcier et. s’il favorise les sorciers. » Malgré l’évêque 4e Bayonne, on saisit cinq prêtres fortement soupçonnés d'aller au sabbat. Heureusement, dit Michelet, le 4i3^t*ie secourut les accusés mieux que l’évêque. Comme il ouvre toutes les portes, il se trouva un matin que cinq des huit échappèrent. Les commissaires, sans perdre de temps, brûlèrent les trois qui restaient. L’un de ces prêtres, nommé Bocal, n’avait que vingt-sept ans. La plus grosse charge qu’il eut Contre lui fut que « sa mère, scs sœurs et toute sa fait) Tableau (le l'Inconstance des maumis anges et démons, où H est amplement traité des sorciers et de la. sorcellerie. lÀvre très utile et nécessaire non .seulement aux jwjes, mais à tous ceux qui oioent dans les lois ctiréliennes, avec un discours contenant ta procédure faite par les inquisiteurs d’Espagne et (le Nararre à cinquante-trois magiciens, apostats, juifs et sorciers en la ville de Logrogne en Castille, le 9 novembre KUO, en laquelle on voit combien l’exercice de la justice en France est plus juridie/uement traité, et avec de ■plus belles fonnes, qu’en tous autres empires, royaumes, républiques et étals, par Pierre île Lancre, conseiller du roi au Pu leuieiil de Bordeiii.x, a Pnvis/ chez Nicolas Uuon, iu-4®, 161.'].

iJlIOMMK i;t l’intkm.igbncb.

mille étaient sorciers et difîamés de tout temps de ce crime. Lorsqu’il eut dit sa première messe, il avait rendu Tarfïent des offrandes à sa mère, en récompense de ce qu’elle l’avait dès sa naissance voué au diable, comme font la plupart des autres mères sorcières. »

On peut, jusqu’à un certain point, par le caractère des habitans du Labourd, expliquer comment une épidémie de sorcellerie put sévir parmi toute la population. De Lancre nous fait, des Basques, une description qui ne laisse pas que d’être intéressante. « Le Labourd, dit-il, est une côte de mer qui rend les gens rustiques, rudes et mal policés, desquels l’esprit volage est attaché à des cordages et bànderolles mouvantes comme le vent, qui n’ont autres champs que les montagnes et la mer, autres vivres et grains que du millet et du poisson, ne les mangent sans autre couvert que celui du ciel, ni sur autres nappes que leurs voiles. Bref, leur contrée est si infertile qu’ils sont contraints de se jeter dans cet élément inquiet, logeant toute leur fortune sur les ilôts qui les agitent nuit et jour, qui fait que leur commerce, leur conversation et leur foi est du tout maritime. Toujours hâtés et précipités, ils se jettent presque tous à cet inconstant exercice de la mer, et méprisent le constant labeur et culture de la terre. Et, bien que nature ait donné à tout le monde la terre pour nourrice, ils aiment mieux, lég:ers et volages qu’ils sont, la mer orageuse que cette douce et paisible déesse Gérés. »

Si quelque part il y a eu un sabbat, et nous savons que la chose est fort douteuse, c’est assurément dans le Labourd, en 1G09. Pour peu que l’on ne soit pas bien convaincu que les hystéri([ues savent mentir impudemment, délirer en conservant toutes les apparences de la raison, pour peu que l’on oublie que rhallucination d’un fou lui parait une vérité incontestable, on

LKS BÉMONIAOUKS D’AUmKFOF.

s’imaginerait que le sabbat a réellement existé, tant sont précises les descriptions qu’en donnent les sorcières. « Le sabbat est comme une foire de marchands mêlés, furieux et transportés, qui arrivent de toutes parts, une rencontre et mélange de cent mille sujets d’une nouveauté effroyable, qui offense l’œil et soulève le cœur. Il s’en voit de réels et d’autres prestigieux; aucuns plaisans, mais fort peu, comme sont les clochettes et instruments mélodieux qu’on y entend,’; qui ne chatouillent que l’oreille, et ne touchent rien au cœur. Les courriers ordinaires du sabbat sont les femmes : elles volent et courent, échevelées comme furies, ayant la tête si légère qu’elles n’y peuvent souffrir couverture. On les y voit nues, ores graissées, ores non : elles arrivent ou partent perchées sur un balai, ou portées sur un banc, un pauvre enfant ou deux en croupe. Et lorsque Satan les veut transporter en l’air, ce qui n’est encore donné qu’aux plus suffisantes, il les élance comme fusées bruyantes, et, en la descente, elles fondent bas cent fois ])lus vite qu’un aigle ou un milan ne sauroit fondre sur sa proie. Les enfants sont les bergers qui gardent chacun la bergerie des crapauds, que chaque sorcière qui les mène au sabbat leur a donné à garder. On y voit encore de grandes chaudières pleines de crapauds et vipères, cœurs d’enfants non baptisés, chair de pendus, et autres horribles charognes, et des eaux puantes, pots de graisses et de poisons, qui se prêtent et se débitent à cette foire, comme étant la plus précieuse marchandise qui s’y trouve. Avec des chansons d’une composition si brutale et en termes et mots licencieux et lubriques que les yeux se troublent, les oreilles s’étourdissent, et l’entendement s’enchante de voir tant de choses monstrueuses et qui s’y rencontrent à la fois. Le diable s’y représente parfois en bouc, puant et barbu, quelquefois en tronc d’arbre épouvantable, et il yparoit écartelé et comme estropiât et sans bras. Que

i.’iiOMMK i:t l’intei.i.ioknci:.

s’il y paroît en Homme, c’est un homme gehenné, tourmenté, rouge et llamboyant comme un feu qui sort d’une fournaise ardente, homme effacé duquel la forme ne paroît qu’à demi, avec une voix cave, morfondue et non articulée, mais impérieuse, brûlante et effroyable ; enlin ori x voit en chaque chose tant d’aboihinables objets, tant de forfaits et crimes exécrables que l’air s’inlecteroit, si je les voulois exprimer plus au long, et peut-on dire sans mentir que Satan même a quelque horreur de les commettre, et il tient les enfans éloignés, de peur de les rebuter pour jamais par l’horrible vue de tant de choses. »

Toute cette fantasmagorie disparait au chant du coq, sentinelle qui découvre les mauvais desseins de l’ennemi du genre humain. Voici les vers que de Lancre a faits sur ce sujet, mêlant, comme on voit, le grave au doux et l’agréable à l’utile.

Les 'lAïuons conrans qui se mirent Dans les ténèbres de la nuit.

Oiiand du coq ils oyenl le bruit,

Tout épouvantés se retirent.

C’est l’approche qui les touriueute.

Du jour, du salut, et de Dieu,

(Jiii fait abandonner le lieu Aux sergens de la noire tente.

Dieu montra du coq la puissance A saint Pierre, lui prononçant Qu’au troisième cri de son chant U nieroit sa connoissance.

De la nous croyons que c’est l’heure Que Jésus revint des bas lieux.

Quand le coq cliautaut si joyeu.x De su venue nous asseure.

Pour frapper de terreur Satan et ses complices, les commissaires royaux dressent Téchafaiiil sur la place même où Satan tenait le sabbat. Gluupie fois (pi’on menait une sorcière au supl'iii'o, elle était accompagnée de toute sa lamillo, « de sorte

Li:S KKMONIAQUKS d’aüTRËKOIS.

qu’étant perchée au haut de la potence, elle voyoit père, mère, tantes, mari, femmes, sœurs, frères,, lilles, nièces, et une inimité d’autres parons, lesquels, la larme à l’œil, la convioieut de se dédire. » Mais presque toutes, au moment de mourir, rétractent leurs aveux.

Cela n’embarrasse pas de Lancre. Vraiment cette rétractation est peu de chose. N’a-t-on pas des preuves plus certaines? N’at-cn pas surtout cette preuve infaillible de sorcellerie, le stigmate du diable? Le commissaire du roi, dans son récit, s’étend sur la recherche de cet indice, et les détails qu’il donne ont un grand intérêt médical ; car la marque du diable, c’est l’anesthésie, c’est-à-dire la preuve de l’hystérie. Ainsi, par un étrange retour, ce qui, au xvii® siècle, était un indice de crime est aujourd’hui une preuve d’innocence. Deux personnes aident de Lancre à découvrir le stigmate diabolique : un chirurgien étranger, qui y devint merveilleusement entendu et suffisant, et une jeune fille de dix sept ans, nommée Morguy, à laquelle Michelet, on ne sait pas trop pourquoi, fait jouer un rôle très important dans les procès ilu Béarn. Le chirurgien était pour les vieilles sorcières ; on avait trouvé raisonnable « d’éteindre en lui la concupiscence (jue certaines explorations peuvent amener, et on lui f lisait seulement voir des charognes en vie, si horribles, que le diable lui-hiême devait en avoir dégoût. » Pour constater la marque saiaiiique, on prend une aiguille, une épingle, une alêne, et on cherche par tout le corps la place où le diable a mis sa griffe. De Lancre dit que souvent cela est cruel, une espèce de bourrelage, mais il ne s’étend pas sur cette vaine émotion qui ne convient pas à un juge. Certains faits sont f»ar lui bien observés. « Quelquefois, dit-il, tout le cor^is est une seule marijue; » fait intéressant qui montre biéh tjù’if y avait des anesthésies totales, et probablement aussi des héiui-auesthé-

i.’homme et l’INTELI-IGENCE.

sies. Quelquefois, au bout de quelques jours, la marque a disparu. Quelquefois ^elle est toute superficielle. Souvent aussi, malgré la blessure, il ne s’écoule pas de sang.

Tous ces détails sont fort exacts, et concordent bien avec ce que nous savons de l’hystérie. Point de doute que, si Ton examinait avec les méthodes d’autrefois les pauvres malades de la Salpêtrière, on les trouverait presque toujours marquées. On pourrait ainsi décrire la forme de la griffe du diable, constater qu’elle est passagère, qu’elle va en augmentant ou en diminuant d’étendue. Pour expliquer ces irrégularités qu’il ne comprend pas, de Lancre a recours à l’explication ordinaire. « Quant auxmarques des sorciers, Satan les imprime, les efface, et quelquefois ne les marque pas du tout, selon qu’il reconnoît la chose lui être plus avantageuse. » Notre magistrat acquit ainsi une grande expérience, de sorte que, plus tard, lorsqu’il retourna à Bordeaux, Messieurs de la Tournelle le consultaient dans les cas difficiles. Une jeune fille de dix-sept ans avait été examinée en vain. De Lancre fut très habile : il trouva que l’œil gauche était plus hagard que l’autre, et qu’il y avait dans la pupille de l’œil un petit nuage qui semblait une patte de crapaud.

Au reste, les preuves ne manquent pas pour affirmer que les femmes, jeunes ou vieilles, examinées ou brûlées par de Lancre, étaient de véritables hystériques. Elles sont hardies, cyniques, sans pudeur, contant les circonstances les plus obscènes avec une telle liberté qu’elles semblent faire gloire de ces détails. Elles prennent un singulier plaisir à tout raconter. « Elles ne rougissent point, quelque impudente question ou' sale interrogatoire qu’on leur fasse. »

Comme ceux qui les ont précédés, Sprenger, Boguet, Bodin, Rémy, les commissaires royaux au pays de Labourd sont froidement cruels, et la pitié ne saurait les /■mouvoir. La dépo-

LES DÉMONIAQUES D’aUTREFOIS. ,365

siüon des enfans d’une sorcière suffit pour la faire condamner. Un enfant de huit ans, et encore d’àge plus bas, marqué de marques insensibles, est un témoin fort croyable. Les enfans eux-mêmes sont punissables; s’ils vont au sabbat, ils seront fouettés trois fois auprès du bûcher où l’on brûle leurs parens ; s’ils ont fait du poison, ils seront condamnés à mort. Quant aux sorcières qui se repentent, outre qu’elles sont fort rares, il ne faut leur pardonner qu’à bon escient, c’est-à-dire aprèg s’être assuré qu’elles ne recommenceront pas. En effet, presque toutes les sorcières repenties retournent à leur crime, de sorte qu’en général le pardon est une mauvaise mesure.

En somme, si de Lancre eut la satisfaction de faire brûler beaucoup de sorcières, il eut le regret d’en laisser échapper un grand nombre. Elles se sauvèrent en Espagne, par delà les Pyrénées. A Logrono, il y eut cinq sorcières brûlées en 1610. Mais les in([uisiteurs d’alors se montrèrent plus humains que Messieurs du Parlement de Bordeaux. La plupart des sorcières d’Espagne échappèrent. Quant à de Lancre, il i^’est consolé en écrivant son livre, et en vantant la supériorité de la justice du roi sur celle des gens d’église.

Après les exécutions du pays basque et de Logrono, on n’allumera plus de bûcher collectif. On brûlera isolément quelques sorciers, Gaufridi, Urbain Grandier et d’autres, mais on ne jettera pas aux flammes toute une population \ La sorcellerie

(1) Il faut excepter les sorcières d’une province de Suède. Dans l’année 1670, c’esl-à dire il y a deux siècles, on y bnila jusqu’à quatre-vin?t-cin([ sorcières (Calmeil). Au demeurant, il est probable qu’en compulsant les archives cpmmunales, non-seulement de la France, mais des autres pays d’Europe, on trouverait des exécutions pour crime de sorcellerie beaucoup plus nombreuses qu’on le suppose. M. Ch. Potvin a trouvé dans les registres de plusieurs villes de Belgique des documens intéressans, où sont ilécrits des raffinemens de cruauté qu’on ne peut lire sans émotion. — Albert et Isabelle. Vragmens de leur régne, par Ch. Potvin ; Paris, 1861.

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