‹ L'homme et l'intelligenceChapitre 31 sur 71 · LE BOI PES AISIAIA · texte numérisé non relu

LE BOI PES AISIAIA

Hut la terrible ^Pnleuf. |^enrs perfs spnt moins excitables, et surtout leur cerveau est moins susceptible de cette nette perception de soi san§ laquelle il n’y a guère de (|puleur.

Ce n’est pas saqs raison qu’on éprouve peu de remords à martyriser un animal dégradé dans la série des êtres. A mesure qu’on descend de l’homme à la plante, l’intelligence diminue, la conscience devient de plus en plus confuse, partant la sensibilité à la douleur est de plus en plus obtuse. Ce n’est là qu’une opinion

personnelle, et il me serait impossible d’en donner la preuve rigoureuse ; mais l’observation de chaque jour semble en cqnlirmer la réalité.

Qu’on ne croie pas d’ailleurs qu’un physiologiste prenne plaisir à faire souffrir des animaux. Pour ma part, j’éprouve toujours une sensation pénible lorsqu’il faut attacher un chien sur la table d’expériences. Tous les physiologistes, dès C|ue cela est possible, cherchent à endormir leur victime avec du chloral, de la morphine, du chloroforme ou de l’éther. Une fois que l’anesthésie est complète, l’animal ne souffre plus, et, alors toutes les expériences qu’on peut faire sur lui sont dépourvues de cruauté. Opérer sur un chien anesthésié, c’est aussi inoffensif que de

faire bouillir du lait dans un ballon. Il est bien rare qu’on ait

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besoin d’expérimenter sur un animal non empoisonné par le

chloroforme ou le chloral; et, dans ces cas mêmes, on peut, par divers procédés, rendre la douleur beaucoup moins vive. J’ai toujours fait tous mes efforts pour émousser la douleur des ani-

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maux que je soumettais à quelque expérience. Oui, j’ai faitsouf-

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