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VII. Rôle du grand sgmpathique dans la douleur

C’est probablement le grand sympathique qui est le point do départ des sensations qui arrivent il la conscience, plus ou moins confuses, sur l’état de nos organes.

Nous ne sentons pas le cœur se mouvoir dans son péricarde, les poumons se distendre dans la plèvre, le cerveau qui, animé de mouvements oscillatoires, déplace le liquide céphalo-rachidien, le foie qui secrète la bile, l’estomac et l’intestin qui sont agités de mouvements péristaltiques incessants. Non assurément, toutes ces opérations nous échappent, et ces déplacements s’accomplissent ii notre insu. Mais, quoique nous n’en ayons pas la nette perception, toutes ces excitations périphériques, d’une nature spéciale, vont au sensorium commune, et agissent sur lui.

Notre état psychique dépend de ces excitations inconscientes. Un individu qui digère mal, même s’il ne ressent pas de douleur vive à l’épigastre, sera maussade et apathique. Un individu atteint d’une maladie du cœur est en proie à une anxiété perpétuelle.

Celui-là qui est en bonne santé se sent vivre, et bien vivre. Quantité de perceptions confuses et vagues arrivent à sa conscience, et l’avertissent que tout est en bon état, lie là un sentiment de satisfaction inconsciente.

Au contraire un individu malade, sans pouvoir préciser le siège et la nature de son mal, sent confusément qu’il y a en lui quelque chose d’anormal ; et alors un sentiment d’angoisse et d’anxiété remplace le bienêtre de tout à l’heure.

C’est le grand sympathique qui, par d’innombrables rameaux, donnant la sensibilité aux viscères, envoie à l’être vivant la conscience de sa vie. Quand il est excité, altéré, soit par une inflammation, soit par un traumatisme, il envoie à l’ôlre malade la conscience d’une altération organique profonde.

Les hommes dont le grand sympathique est intact sont gais et dispos. Ceux dont le grand sympathique soulfre sont mornes, tristes, sans courage. On peut, quoique un certain effort soit assurément nécessaire, être de bonne humeur, avec une névralgie d'un nerf sensitif rachidien. On ne saurait l’ètre avec une névralgie du grand sympathique.

Quand une maladie survient à la main, à la langue, ou au cou, nous pouvons préciser le mal et sentir la ilouleur; mais quand c’est un viscère qui est malade, la douleur est le plus souvent confuse, surtout si la maladie n’est pas aigüe. Cependant ce mal indéterminé donne au patient une notion vague de douleur, une sorte d’inquiétude générale, qui parfois révèle la gravité du mal, avec autant de silrcté ([ue le diagnostic du meilleur médecin.

l’homme et l’intelligence.

Qui sait si l’activité de certains hommes ne tient pas à la bonne santé de leurs viscères ? Qui sait si l’apathie de tels autres n’est pas produite par des viscères souffrants et endoloris ?

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