‹ L'homme et l'intelligenceChapitre 5 sur 71 · Grundzüye der physiol. Psychologie, p. 1S · texte numérisé non relu

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mais, même quand toutes les autres font défaut. L’excitation intense d’un nerf sensible produit de la douleur d’une part, et d’autre part un arrêt du cœur, et un abaissement de la pression du sang dans les artères.

Ce qu’il est important de savoir, c’est si cet arrêt du cœur est la conséquence de la douleur, ou une coïncidence avec la douleur. M . Franck ‘, qui a étudié avec soin l’action du chloroforme sur la circulation, dit que, lorsque un animal est chloroformé et insensible, on peut exciter ses nerfs sensibles sans provoquer de réaction cardiaque mais cette inertie du cœur tient en réalité à une paralysie du pneumogastrique, de sorte qu’on doit admettre que le cœur ne réagit plus, parce qu’il y a paralysie du pneumogastrique, et non parce que la douleur est supprimée par l’anesthésie. Deux expériences sembleraient prouver qu’il peut y avoir réaction cardiaque, même quandla douleur est abolie. Ainsi, d’après M. Franck, sur des animaux dont les lobes cérébraux sont enlevés, le réflexe cardiaque persiste encore, et il est vraisémblable qu’il y a ici simple réflexe sans conscience, c’est-à-dire sans douleur. D’autre part, j’ai très-souvent remarqué que chez des personnes chloroformées, immobiles, plongées dans une résolution complète, et par conséquent très-pj'obablenient insensibles, l’iris était encore contractile. Je parle ici de l’iris ; car la réaction de l’iris ou celle du cœur sont deux phénomènes du même ordre, et, pour ce qui nous occupe ici, on peut les confondre ; ces deux actions réflexes étant produites par la même cause, l’excitation forte des nerfs sensitifs. Or, si, sur un malade ainsi endormi, on excite fortement d’une manière quelconque la sensibilité, aussi-

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