‹ L'homme et la bêteChapitre 10 sur 232 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

liqucux ; mais en même temps il sent le besoin île se rapprocher de ses semblables pour résister plus efficacement aux ennemis communs. Les bêtes féroces ont donc sous ce rapport une incontestable utilité. Ces voisins menaçants enseignent à l’Homme le courage et la vigilance. Ils l’obligent à exercer les forces de son corps, à déployer les ressources de son esprit, à resserrer les liens de la famille et de la tribu. Malheureusement, la présence des carnassiers coïncide toujours avec l’abondance du gibier, qui fait les peuples chasseurs. Or la chasse passionne promptement l’Homme au point de lui faire négliger toute autre occupation. Elle l’éloigne du foyer domestique, l’habitue au carnage et s’oppose à l’adoucissement de ses mœurs, jusqu’à ce que, les bêtes féroces ayant été détruites ou refoulées et le gibier étant devenu plus rare, il soit obligé de se créer des industries, d’élever des bestiaux, de cultiver la terre. Alors se fait sentir la bienfaisante influence des animaux domestiques.

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