‹ L'homme et la bêteChapitre 106 sur 232 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les animaux-dieux en Égyple. (Suite). — L'Ibis. — Le Chat. — Le legs d’un sultan. — L’Ichneuinnn. — Autres temps, autres sentiments. — L’tclmeumon proscrit par les Egyptiens modernes.

Par quelle singulière association d’idées les théologiens d’Égypte donnèrent-ils à la fois pour symboles à leur dieu Thôth un Singe et un Oiseau ? C’est là une question que les déchiffrcurs d’hiéroglyphes n’ont point résolue, que je sache. Le fait est que ce dieu Thôth, inventeur îles sciences et des arts, est représenté tantôt avec une tète, — et môme une queue, — de Cynocéphale, tantôt avec une tète d’ibis. Une légende disait que lorsqu’il était descendu sur la terre pour s’y vouer à l'instruction des hommes, il avait pris la forme d’un Ibis, qu’il avait jugée apparemment plus commode que toute autre pour l’accomplissement de sa mission. Quoi qu’il en soit, on comprend qu’un oiseau honoré d’une pareille faveur par un personnage divin d’une telle importance devait être pour de faibles mortels l’objet d’une vénération profonde, et qu’on ne pouvait manquer de lui attribuer les mérites les plus extraordinaires. Et en effet, s’il faut en croire les légendes, l’Ibis aurait été constamment occupé de

Page 1