‹ L'homme et la bêteChapitre 136 sur 232 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

à chaque instant. I.e maître des dieux, lorsqu'il lui plaît de descendre sur la terre et de s’y montrer aux regards des mortels, ne dédaigne pas de revêtir la forme d’un quadrupède ou d’un Oiseau. 11 se change en un beau Taureau blanc pour enlever Europe; en Cygne, pour séduire Céda. Les personnages mythologiques changés en bêtes ou en plantes par la bonté ou, au contraire, par le courroux des dieux sont innombrables. Puis vient la légion des animaux fabuleux, des monstres composites enfantés par l’imagination féconde des poètes : Chimère, Sphvnx, Minotaure, Harpyes, Centaures, Dragons, et Pégase, le cheval ailé, et le Chien Cerlière, et les Oiseaux du lac Stymphale, la Biche aux pieds d’airain, l’Hydre de Lerne, et le Serpent de Cadmus... Mais à quoi bon rappeler ces ingénieuses fictions qui ont charmé notre enfance et qui sont présentes à tous les souvenirs?..

Dans les rites religieux du paganisme, les bêtes ne reçoivent point d’hommages : elles ne sont que des victimes ou des instruments : victimes offertes aux dieux dans les cérémonies du culte; instruments dont les dieux se servent pour manifester leur volonté par les présages. Parlons d’abord des sacrifices.

L’usage d’offrir des présents aux dieux, d’immoler des animaux ou même des êtres humains sur leurs autels est loin , on le sait , d’être exclusivement propre aux Crées et aux Latins. Cet usage était autrefois universel ; on le retrouve dans presque toutes les religions, soit comme témoignage de reconnaissance envers la divinité, soit comme acte expiatoire pour mériter sa clémence. La Genèse nous montre Abel offrant au Seigneur les pre-

Mcualrcs fabuleux de la Grèce.

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