LES SACRIFICES
niiers-nés de ses brebis, et Caïn lui faisant hommage des fruits de la terre. Chez les Juifs, le Lévitique instituait deux sortes de sacrifices : les sacrifices non sanglants et les sacrifices sanglants. Ceux-ci étaient de trois espèces :
« i°\.’ Holocauste ôXo;, tout, et xswgtô;, brûlé , où la victime était brûlée en entier sans que personne en pût rien réserver, parce que ce sacrifice était institué pour reconnaître la souveraine majesté de Dieu et apprendre à l'Homme qu'il doit se consacrer tout entier et sans réserve à celui de qui il tient tout;
« 2° Le Sacrifice pacifit/ue, qui était offert pour rendre grâces à Dieu de quelque bienfait , pour en obtenir de nouveaux ou pour acquitter un vœu. On n’y brûlait que la graisse ou les reins de la victime; la poitrine et l’épaule droite étaient données au prêtre; le reste appartenait à celui qui avait fourni la victime, il n’y avait point de temps marqué pour ce sacrifice : on l'offrait quand on voulait. La loi n’avait point déterminé le choix de l’animal : il fallait seulement qu’il fût sans défaut ;
« 3" Le Sacrifice pour le péché, appelé aussi sacrifice expiatoire ou propitiatoire. Avant de répandre le sang de la victime au pied de l’autel, le prêtre y trempait son doigt et en touchait les quatre coins de l’autel. Celui pour qui le sacrifice était offert n'en remportait rien : il était censé se punir lui-même par une privation. On brûlait la graisse de la victime sur l’autel; la chair tout entière était pour les prêtres, et elle devait être mangée dans le lieu saint... Lorsque le prêtre offrait le sacrifice pour ses propres péchés et pour ceux du peuple, il faisait sept fois l’aspersion du sang de la victime devant le