‹ L'homme et la bêteChapitre 141 sur 232 · ANIMAUX VICTIMES · texte numérisé non relu

ANIMAUX VICTIMES

Par exemple, on immolait à Neptune des Chevaux qu'on précipitait tout harnachés dans le lacDixé, près d’Argos: ce lac ] lassant pour avoir une communication souterraine avec la mer. On immolait aussi au dieu des mers des Taureaux et des Chèvres, à cause de l’impétuosité de leurs mouvements, qui symbolisaient les fluctuations tumultueuses de l’onde amère ( Maury).

Eu Thessalie , on offrait des Porcs à Aphrodite (Vénus); à Athènes, c’était la seule divinité à laquelle on immolât des Truies. A Potnies, on sacrifiait à Déniéter (Cérès) des Cochons de lait. Dans l’Attiquc, on immolait des Béliers noirs à Hercule et des Chèvres à Diane. A Lampsaque, on égorgeait des Anes sur les autels de Priape. Cette ville et celle de Colophon étaient les seules en Grèce où l’on immolât des Chiens aux grands dieux. En Carie, au contraire, ces animaux étaient les victimes qu’on leur offrait le plus ordinairement. On immolait bien en Grèce des Chiens à Hécate; mais ce sacrifice était essentiellement expiatoire. A Épidaurc on pouvait offrir à Esculape toutes sortes de victimes. Celle qui lui était le plus agréable était le Coq; mais, chose curieuse, le dieu de la médecine acceptait aussi des Poissons. — Au fait, pourquoi pas?...

Quelques divinités ne se contentaient pas d’une seule victime. A Minerve , par exemple, on no pouvait immoler un Bœuf sans y joindre au moins une Brebis. Il y avait chez les Grecs et les Bomains des sacrifices spéciaux de purification, où l’on égorgeait trois animaux mâles : un Porc, un Bélier et un Taureau, après les avoir promenés autour du lieu où de l’assemblée qu’il s'agissait

Page 1