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LES COMBATS D'ANIMAUX EN ORIENT

maux. L’histoire nous apprend qu’ Alexandre prit goût à ce genre de divertissement lorsqu’après avoir vaincu le9 rois Barbares, il fut, selon l’expression de Quinte-Curce, vaincu à son tour par leurs vices. Le célèbre conquérant macédonien avait, dit-on, d’énormes Chiens d’Épire, beaucoup plus forts que nos grands Danois, et qu’il aimait à voir aux prises avec des Lions, des Tigres et de Éléphants.

Les combats de Tigres contre des Éléphants ou des Buffles étaient encore, à une époque récente, un des plaisirs favoris des potentats de l’Hindoustan, de Siam et de Java. A Siam, les animaux étaient lâchés dans un enclos formé par des pieux solidement plantés en terre. Le voyageur Tachard fut témoin d’un combat do ce genre entre un Tigre et trois Éléphants. Ceux-ci avaient la tète protégée par une sorte de cuirasse. Le Tigre était d’abord retenu par des cordes. A la vue du premier Éléphant, il ne chercha qu’à s’esquiver, et ayant reçu deux ou trois coups de trompe sur l’échine, il s’affaissa à terre comme s’il eût été mort. On le délia, et, se relevant tout à coup avec un rugissement formidable, il s’élança contre son adversaire, qu’il essaya, selon la tactique familière à ses pareils, de saisira la trompe. L’Éléphant releva aussitôt cet organe, reçut le carnassier sur ses défenses et le lança en l’air. Le Tigre retomba fort penaud, ne songea plus qu’à fuir et tenta de franchir la palissade. On fit alors avancer les trois Éléphants, qui l’accablèrent encore de coups de trompe et l’auraient assommé si l’on n’eût mis fin à cette lutte trop inégale.

A Java, les combats de Tigres et de Buffles ont lieu de

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