‹ L'homme et la bêteChapitre 186 sur 232 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

lustré, M. de Bernard, a rendu compte de la première

représentation. « Un jury compétent y assiste, une

montre à secondes dans la main et sous les yeux. Une petite enceinte, un ring, est ménagée dans le local de l’Exposition. Alin qu’aucune péripétie de ce drame émouvant ne soit perdue pour les dilettanti, le pourtour du cirque est garni de glaces où viennent se refléter toutes les attitudes des combattants. Un chef de piste, M. Warrington, portant le pantalon collant et les bottes molles réglementaires, et auquel il n’est permis de toucher ni Rats ni Chiens, tant qu’un seul Rat reste \ivant, saute dans l’arène, portant une boite à deux compartiments, grillée sur le dessus, et dans laquelle sont enfermés les Rats. A un signal donné, un Chien ratticr est amené dans le ring : M. Warrington lâche un citoyen de la gent trotte-menu, puis deux, trois, quatre, enfin un cinquième Rat. Les cinq sont happés, éreintés, étranglés en trente secondes par le plus habile Terrier, que les applaudisscsements des connaisseurs proclament vainqueur. Les autres Chiens ont mis une minute pour tuer cinq Rats. Les paresseux! Un quatrième Rallier, un propre à rien, celui-là, a eu la maladresse de se laisser prendre la patte entre les dents d'un Rat plus malin, qui le met hors de combat, il est hué, sifflé, absolument comme en Espagne est sifflée et huée la prima espada qui porte au Taureau un coup maladroit. »

Cette importation d’outre-mer parait, en somme, n’avoir obtenu auprès du public parisien qu’un médiocre succès. Il me semble peu désirable qu’elle s’acclimate parmi nous, bien que de tous les combats d’animaux ce-

LES COMBATS D'ANIMAUX

lui-là soit, sans aucun cloute, le plus acceptable, puisqu’il a du moins pour objet la destruction d’une espèce nuisible. Mais qui sait si, mis en goût parce premier essai , le public n’en viendrait pas à accueillir, puis à rechercher aussi les combats de Coqs et les combats de Taureaux !

Combat de Coqs au Mexique.

Les combats de Coqssont d’origine ancienne, et nousdevons reconnaître que le caractère foncièrement querelleur et belliqueux de ces Oiseaux les avait en quelque sorte prédestinés au rôle misérable qu’on leur a fait jouer de tout temps. Les Grecs, et en particulier les Khodiens,

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