CHAPITRE VI
lorsqu’elle n’exigeait plus île ses maîtres que du pain et des spectacles, panem et circenses.
Le correspondant espagnol de l’Opinion nationale adressait à ce journal, le 7 septembre 1869, une lettre qui ne montre que trop quel est à cet égard dans la Péninsule l’état des idées et des mœurs, a 11 y a une soixantaine d’années, dit cet honorable écrivain, un grand homme d’État espagnol, Javellanos, publia une brochure que nid de nous n’a oubliée encore , et dans laquelle il prouvait que pour être parfaitement heureux le bon peuple espagnol n’a besoin que de pain et de courses de Taureaux ( pan y Toros ). Du pain, nous n’en avons pas troj) , et nos gouvernants ne s’occupent guère de nous en procurer; mais des Taureaux, oh ! desTaurcaux, nous en avons toujours.
« Si la reine Isabelle , au lieu des soldats et des places fortes qui l’ont abandonnée, avait eu des toréadors ; si elle avait fait en sorte que nous eussions eu de beaux cirques et de nombreuses courses de Taureaux, la reine Isabelle serait encore à Madrid.
a Malheureusement , les toréadors célèbres sont devenus fort rares, et les maîtres, les vrais artistes en tauromachie ont disparu de nos redondels (nos cirques). Montés est mort, Cucharès et le Chielancro sont devenus plus que millionnaires, et le Tato, le très-célèbre Talo n'a plus qu’une jambe! il a perdu l’autre dans l’exercice de ses [onctions.
« Le manque de toréadors est chez nous un véritable danger pour la paix publique ; notre gouvernement le sait fort bien : aussi parle-t-on de rétablir l’école de tauroma-
Coune de Taureiux.