LES COMBATS DE TAUREAUX EN ESPAGNE
chic, fermée en 1833 (sic). Notre gouvernement ne veut rien négliger pour entretenir le feu sacré de la tauromachie. Il comprend que des courses de Taureaux, même sans pain , calmeront notre esprit révolutionnaire.
o Un exemple tout frais à l’appui.
« Il y a à peine quinze jours que, dans une petite ville de l’Andalousie, à Maïrena, se présenta une bande de carlistes qui demanda des rations et de l’argent : 30,000 francs, je crois. Maïrena ne compte qu’une douzaine de « volontaires de la liberté »; encore sont-ils sans armes. La municipalité jeta les hauts cris.
« — Comment faire? s’écria l’alcade: pas dix mille réaux dans la caisse municipale! puis, ajouta-t-il, nous sommes républicains, et nous ne devons rien faire en faveur de la royauté.
« — N’importe, dit un des conseillers municipaux; laissez-les venir, vos carlinos, je réponds de tout... Et le voilà parti !
« Les carlistes arriventquclquesminutcsaprès; ils s’installent sur la place de la Constitution en attendant les rations et les 30,000 francs demandés. Soudain , un superbe Taureau, bien armé, débouche d’une des rues sur la place; il est suivi de plusieurs jeunes gens qui l’agacent avec leurs manteaux.
« — Bravo! bravo! s’écrient d’une voix les carlistes, qui rompent leurs rangs, abandonnent leurs fusils et so mettent à toréar eux aussi (sic)!
« Le Taureau est fatigué, de vieux boeufs le ramènent à l’étable, un autre le remplace, et la fêle continue; puis un troisième Taureau apparaît, l’enthousiasme est au