CHAPITRE VII
Chien, et six autres devant la personne. Le Chien, ayant un double , le prit dans sa gueule et le posa au milieu de la table. Les deux joueurs épuisèrent successivement et alternativement leurs six dominos, l’un et l’autre plaçant les pièces dans l’ordre indiqué par les règles du jeu. Six autres dominos furent alors tirés au sort par les deux adversaires; ils continuèrent la partie, et le plus raisonnable des deux , — c’est l’Homme que je veux dire, — plaça avec intention un nombre qui ne s'accordait pas avec le nombre posé sur la table. Le Chien surpris fit un mouvement d’impatience, et finit par aboyer. Voyant qu’on ne tenait pas compte de son observation, il chassa avec son museau le nombre faux, en prit un convenable dans son jeu et le mit à la place de l’autre. La personne joua alors correctement ; le Chien continua sur le même pied et gagna la partie. — Je ferai remarquer de nouveau, ajoute J. Franklin, que le professeur du Chien (on me passera l’expression ) cherchait dans de tels exercices un plaisir et non une industrie. On ne peut donc guère soupçonner la fraude de la part d’une personne désintéressée, et d’ailleurs parfaitement honorable *. »
L’intelligence du Singe, son agilité, son adresse incomparable et son instinct d’imitation en font, pour les dresseurs et montreurs d'animaux-virtuoses, un sujet précieux. Nous avons vu que les Cynocéphales , malgré leur sournoiserie et leur méchanceté natives, sont ceux qui se .prêtent le mieux à tout ce qu’on veut leur faire faire. Ils excellent dans la gymnastique et dans les
ta Vie des animvis, ouvrage traduit par M. Alph. Esquiros, 1. 1.
Les Êcuycrs quadrumanes.