L'ÉDUCATION ET L’INSTRUCTION DES ANIMAUX
exercices équestres, l’ne troupe de ces animaux a naguère obtenu à V Hippodrome de Paris, sous le nom d’ Ecuyers quadrumanes , un brillant succès.
Parlerai-je du Cheval? Qui de nous n’a maintes fois assisté avec plaisir à ces représentations de nos cirques, — si différents des cirques romains, — où de beaux chevaux à la robe lustrée , aux formes délicates , déploient toutes les ressources de leurs talents aimables et variés ! Certes l’intelligence du Cheval est fort au-dessous de celle du Chien et de celle du Singe; il a peu d’initiative, et le cercle de ses aptitudes est assez restreint ; mais entre les mains, et surtout entre les jambes de l’Homme, c’est un instrument d’une sensibilité et d’une précision merveilleuses. Le tout est de savoir en jouer. Il y a des virtuoses du Cheval, comme il y a des virtuoses du chant, du violon , du piano et de la parole. Tel fut Franconi , le Paganinide l'art hippique. Ce grand maître de la haute école a fait, du reste, des élèves dignes de lui, — je parle des écuyers, — et plusieurs de ses imitateurs peuvent être à bon droit appelés ses émules.
Tout près du Cheval se place l’Éléphant. L’analogie entre ces deux animaux, sous le rapport des facultés et des instincts, est fort grande. L’un et l'autre peuvent devenir des artistes. Pour les exercices chorégraphiques et acrobatiques, l’Éléphant manque de grâce et de souplesse; mais il pourrait dire, — s'il parlait, — comme certain per sonnage d’opéra comique, qui se bat, quoique poltron,
Je n’en ai que plus (le mérite.
11 n’en est aussi que plus drôle, et rien n’est désopilant