‹ L'homme et la bêteChapitre 40 sur 232 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Quoi qu’il en soit, on ne peut douter que dès la plus haute antiquité les premiers peuples civilisés de l’Orient, et après eux les Européens, n’aient été en possession de nos principales espèces domestiques, et qu’ils ne les aient fait servir aux mêmes usages auxquels on les emploie encore partout aujourd’hui. Il faut donc reconnaître que sous ce rapport le progrès depuis quatre ou cinq mille ans a été à peu près nul. La domestication s’est étendue et propagée avec la civilisation; elle s’est perfectionnée à certains égards et dans certains pays, en ce sens que l’on a appris à tirer meilleur parti de quelques espèces, à les mieux approprier aux besoins ou simplement aux goûts et aux fantaisies de l’Homme ; mais le nombre des espèces soumises n’a pas sensiblement augmenté , et même, si nous comparions nos richesses en ce genre à celles de certains peuples anciens, il se pourrait bien que la comparaison ne fût pas à notre avantage.

Animaux domestiques.

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