CHAPITRE VI
racontées, qu’il serait superflu de les répéter. J’aurai d’ailleurs à revenir sur ce sujet. Serait-il donc possible d’amener le Lion à l’état de domesticité? Pourquoi non? 11 y a sans doute des difficultés, et la question est de savoir si le profit à retirer de cette « noble conquête, » bien plus noble à coup sur que celle du Cheval, compenserait la peine qu’il faudrait se donner et les risques qu’il faudrait courir pour la réaliser. Je dirai tout à l'heure ce qu’il m’en semble. Je pourrais encore nommer, parmi les Carnivores dont il ne serait pas déraisonnable de tenter la domestication, l’Ours, le plus intelligent de tous et le moins sanguinaire ; l'Ours, animal robuste et adroit, nature inculte, mais très-éducable, et de plus bête alimentaire, dont les beefsteaks ne sont pas moins estimés des gourmets que ses talents ne le sont des amateurs de spectacles forains. Je ne le perds pas de vue, et je n’ai pas dit sur lui mon dernier mot. Mais pour le moment occupons-nous de l’Éléphant.