‹ L'homme et la bêteChapitre 50 sur 232 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

De la domestication des Eléphants — Caractère de ces animaux. — Projet de M. Coll aux, soutenu par M. Victor Meunier. — L'Eléphant considéré comme bêle de travail et de trait. — La vérité sur l’intelligence de l'Éléphant et sur scs qualités morales. — t ables racontées par Pline. — LesÉléphanls à la guerre. — Leur emploi cher, les anciens. — Les Éléphants de Pyrrhus et ceux d’Annibal. — Ce qu’en pensaient Alexandre le Grand elles Romains. — L’empereur Caracalla et ses Eléphants de parade. — Les Éléphants dans l'Inde moderne. — Services qu'ils rendent. — Conclusion.

Le lecteur peut-être, connaissant l’usage que depuis la plus haute antiquité on fait en Orient des Eléphants comme bêtes de somme, de trait et de travail, aura été surpris de voir Gcoffroy-Saint-IIilaire exclure de la catégorie des animaux domestiques ces anciens et utiles auxiliaires de l’Homme. L’exclusion est pourtant trèslégitime, et découle logiquement de la définition trèsrationnelle que le savant naturaliste a donnée de la domesticité des bêtes. Dans l’état actuel, en effet, l’Éléphant n’est au pouvoir de l’Homme qu’un prisonnier généralement obéissant et résigné , parfois fantasque et indocile, presque toujours vindicatif et rancunier, et dont l’affection pour son maître , ou mieux pour son cornac ou mahoud i car il ne connaît que celui qui s’occupe journellement de lui), n’est jamais assez grande pour l’empêcher de reprendre sa liberté et de retourner à ses forêts dès qu’il en trouve l’occasion. En outre, l’Éléphant ne reproduit point en captivité; d’où vient qu’on ne peut

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