‹ L'homme et la bêteChapitre 59 sur 232 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

un certain nombre; mais ce fut peine inutile, et l’on ne put réussir à en tirer aucun parti. Didius Julianus, qui n’était pas meilleur général que Claude, désespérant de résister à Septime Sévère, eut également l’idée de lui opposer des Éléphants, et il se promettait de les employer avec succès contre la cavalerie illvrienne qui suivait les drapeaux de son compétiteur. Il ordonna donc d’armer et d’exercer ceux qu'on tenait en réserve pour les spectacles, mais on ne put jamais en venir à bout : ils ne voulaient ni se laisser monter, ni se laisser charger; ils jetaient bas les hommes et les tours. La méthode employée autrefois pour dresser ces animaux était sans doute tombée en désuétude, et personne n’était plus capable de l’appliquer. Caracalla, qui s’était épris d’une vive admiration pour Alexandre, menait toujours à sa suite un simulacre de phalange et un train d’Éléphants. Il croyait ainsi imiter le conquérant de l’Inde, dont il prenait d’ailleurs souvent les armes et le costume '.

te Ces vaines parades, ces essais infructueux prouvent seulement que l’emploi des Éléphants n’était plus qu’un souvenir, et que la pratique en était abandonnée 3 . »

Le môme auteur entre dans d’intéressants détails sur les procédés très-simples, et d’un succès à peu près certain, que les Romains et les Grecs employaient pour mettre hors de combat les Éléphants et les soldats qu’ils portaient. Il faut convenir que ces pauvres gens devaient être

1 On vient de voir, cependant, le peu de cas que le célèbre conquérant macédonien faisait de ces animaux, en tant du moins qu’auxiliaires de combat.

* Bist. milit. des Éléphants, liv. II, chap. X.

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