‹ L'homme et la bêteChapitre 92 sur 232 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Le* animait \-dirux en Égypte. (Suite). — Le ikpuf ou le Taureau. — Culte d’Apit. — Le roi Carnb\se. — L'empereur Julien. — La Vache. — Le Bélier, la Brebis et le Bouc. — Le dieu Anubis. — Le Chien et le Chacal. — Les Vautours. — Le Calharto Percnoptère et le Vautour Arrian. — TÉpervierct le Milan.

On a pu remarquer que M. J. Henry, non plus que Champollion-Figeac, n'examine jusqu’à quel point les idées des Égyptiens touchant l'utilité de leurs animaux sacrés étaient conformes à la réalité, ni si parmi ces animaux il n’en était pas auxquels on rendait un culte, non par reconnaissance des bienfaits qu’on pouvait en recevoir, mais parce qu’on redoutait le mal qu’ils pouvaient faire. Les observations des zoologistes nous fourniront peut-être quelques lumières sur ces questions. Arrêtonsnous donc un instant aux espèces qui paraissent avoir joué dans la religion égyptienne le principal rôle.

A tout seigneur tout honneur. Je commence par le Bœuf. Sur le compte de cette estimable bête, point de doute possible. C’était bien l’animal utile, robuste et docile, l’emblème du travail, de la force féconde, que l’on devait honorer en lui. C'est aussi grâce à ses qualités bien connues qu’il fut consacré à Osiris, le dieu ci\ ilisatcur. Une croyance populaire voulait même que l’âme d'Osiris fût passée dans un Bœuf, de même que celle de

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