CHAPITRE III
noplcrus ) et le Vautour Aman Yultur Monaclnts . Ces Oiseaux n'altaquenl jamais ni l’Homme ni les animaux vivants. Us sont très-voraces, mais nullement belliqueux. Lorsqu’un homme ou un animal blessé ou malade est gisant à terre sans secours, ils attendent patiemment qu’il soit mort pour le dépecer; et cette besogne est bientôt faite, car ils arrivent en foule, de distances souvent énormes, pour s'abattre sur une proie. On croit vulgairement qu’ils sont attirés par l’odeur. Rien n’est moins exact : ils ont l’odorat très-obtus, et la charogne la plus infecte, si elle est ensevelie sous le sable ou seulement cachée par des herbes et des branchages, échappe à leur voracité. Mais la portée et la sûreté île leur vue sont prodigieuses. Au lieu de voler à peu de distance du sol, comme beaucoup d’autres Oiseaux, pour chercher leur nourriture, ils s’élèvent et se maintiennent au plus haut des airs. C’est de là que leurs regards, embrassant une immense étendue de pays, distinguent à terre les moindres objets, et qu’ils descendent en tournoyant pour s’abattre sur leur proie dès qu’ils l’ont aperçue. A défaut de chair
que nous habitions; ils se donnaient rendez-vous sur les vieux murs, et s’offraient facilement à nos coups pendant les voyages qu’ils faisaient le matin de la côte d’Asie, où ils trouvaient encore des animaux abandonnés en putréfaction, à la côte d’Europe, où les corvées de nos soldats suppléaient à la malpropreté des Turcs. Mais les habitants du quartier de Sainte-Sophie s’alarmèrent, et comme notre but n’était pas la destruction d’animaux si utiles dans un pays aussi sale, mais bien le désir d’enrichir notre collection de quelques-uns de ces Oiseaux, les l’erenoptères u’eurent plus rien à redouter. « { Lei;ons élémentaires sur l'Histoire naturelle des Oiseaux, par J. C. Chenu, O. des Murs et J. Yerreaux, t. Il, 13' leçon.)
fraîche ou corrompue, ils se contentent de toutes sortes d’immondices, pourvu qu’elles soient d’origine animale. Ils mangent aussi des Serpents et d’antres Reptiles. Enfin, MM. Chenu, des Murs et Verreaux nous apprennent qu'en Égypte, dans la saison où les Crocodiles déposent leurs
Calhurle Pcrcnopltre.
œufs dans le sable du rivage, les Vautours se tiennent en observation et guettent les mouvements des femelles. A peine se sont-elles retirées qu'ils arrivent, déterrent les œufs à l’aide de leurs griffesetde leur bec, et lesavalent 1 .
1 Ouvrage cité, t. Il, 14 e leçon.