‹ L'homme et la terreChapitre 111 sur 279 · TATOUAGES · texte numérisé non relu

TATOUAGES

nieux travailleur, libéré du travail foicé pour l’existeuce, le temps nécessaire pour entreprendre sur le patient, également sans souci du lendemain, une œuvre dcsiinée à durer pendant des années, souvent* même pendant toute la période de la jeunesse. La longue et pénible operation pomait mettre quelquefois la vie en danger, mais en mainte terre océanif[ue, on n’était bomme, on n'était femme qu’à ce prix ; nulle main impure, c’est-à-dire non tatouée, n’aurait pu servir le repas ; nulle figure restée naturelle n’eût commandé le respect. Le tatouage était devenu pour l’homme le symbole de la liberté.

Et vraiment, le Maori, le Marquisien, superbement tatoués, présentaient un beau spectacle de nudité fière, tout historiés, sur le fond rouge du corps, de traits bleus qui se développaient eu courbes élégantes, différant partout en dessin suivant la forme du relief, ici accusant les traits, ailleurs adoucissant les contours, ajoutant la noblesse et la grâce au bel équilibre des deux moiliés correspondaidcs de la personne, pour lui imposer une anatomie nouvelle, de nature à frapper le regard.

Page 1