‹ L'homme et la terreChapitre 118 sur 279 · I. Ch. Darwin, Voyage of a Naturalist round the World · texte numérisé non relu

I. Ch. Darwin, Voyage of a Naturalist round the World

du côlé d’où souffle le venl, mais sans se donner la peine de garanlir le colé du corps nalurcllcmcnt abrilé.

Dans ce cas, comme pour les modes des pays chauds et tempérés, il est évident que la pudeur naturelle n’est pas la cause première de l’habitude du vêtement prise par les hommes des temps historiques. D’ailleurs, l’origine utilitaire des habits endossés contre le froid n’cmpêchc point les sentiments de coquetterie de se manifester; les effets sont les mêmes que pour les hahillemeuts provenant d’une autre origine. Les jeunes Grœnlaudaises , par cxemj)le, savent donner un aspect des plus élégants à leurs pantalons brodés, à leurs jaquettes, hottes et capuches aux floches de couleur, et, en outre, elles ont pu, dans les villages non gouvernés par les missionnaires, garder de légers ornements de tatouage sur le menton, les joues et les mains. Les Eskimaux de l’Alaska occidental, dont certaines tribus sont particulièrement coquettes, savent aussi composer leur costume de fourrures au poil et aux couleurs variées dont l’assemblage atteint à un aspect parfaitement artistique.

Mais aA'CC de lourds vêtements huileux, difficiles à se procui’cr, à la fois précieux et durables, il est impossible de garder le corps propre. Certainement les peuples nus, pris en masse, sont beaucoup ])lus scrupuleux, quant à l’hygiène de leur peau, que les peuples habillés. Aux âges de raison, la [)roprcté deviendra la parui'C par excellence.

Le point d’équilibre est la parfaite égalité de droits entre les individus.

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