Lombardie
entre les deux cordillères, se trouvaient nanties, grâce à la forme du relief
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conlineiitul, d’une puissance d'atlacpic vérilableincul formidable, dont elles Jie manquèrent pas d'user contre toutes les peujdades voisines habitant sni' les pentes extérieures des monts, d'un côté le versant dn Pacifique, de l'autre les forets de l’Amazonie.
En Europe meme, un pays de montagnes et de larges vallées inteimédiaires, la Suisse, qui piésente un caractère mixte au point de vue géographique, olfre également une double évolution dans son histoire : d'une part la défense victorieuse de son indépendance, grâce au cantonnement des pâtres en des bassins difficiles d’accès aux gens de la plaine, d'autre part l'extension conquérante de la communauté suiles campagnes inférieures. Ainsi la puissante Berne, à la fois plaine et montagne, oligarchie et république, s’empara du pays de Vaud, qu’elle opprima durement jusfpi’à la fin du xvni“ siècle, et les petits Etats associés qui entourent le lac fies « Quatre Cantons » tinrent sous leur domination politique le Tessin et pendant longtemps la A'alteline, tels des aigles terrassant des moutons.
Diverses contrées non montagneuses offrent à leurs habitants des conditions analogues à celles que présentent des vallées de faible étendue, soit qu’elles se ramifient sur le pourtour d’un massif ou qu’elles soient disposées des deux côtés d'une longue arête. Même en des plaines continentales, en des régions marécageuses, sur des côtes maritimes, en des archipels, se rencontrent des districts qui par leurs conditions naturelles favorisent la naissance de petites communautés distinctes joinssant d’nnc réelle autonomie dans un organisme fédéial.
Ainsi le régime jnimitif déterminé par la nature même des lieux devait se maintenir jusque dans les temps modernes en des pays comme celui des Elisons, où les communications étaient rendues difficiles, du côté de la mer par le manque de profondeur et la violence des tempêtes, du côté de la terre par des marais et des prairies tremblantes. Les espaces asséchés et fertiles qui occujient la zone intermédiaire étaient autant d'îlots évités par le va-et-vient des conquêtes, et peuplés de gens ayant eu de siècle en siècle la pi’atique de la libellé; ils ‘pouvaient espérer l’oubli, à moins que le désastre d’un déluge ne les forçât à sortir de leurs retraites pour prendre part aux guerres des voisins.
Des oasis parsemées dans les sables, comme celles de l’Egypte et