‹ L'homme et la terreChapitre 145 sur 279 · ANIMISME, PANTHÉISME · texte numérisé non relu

ANIMISME, PANTHÉISME

rcllement porté à clieTchcr dans les olijcts immédiats de son entourage les causes mystérieuses des événements qui le surprennent. Dans l’immense théâtre de la vie, chaque être lui semble avoir un rôle spécial d'utilité ou de dommage pour sa propre personne, « centre de l’imivcrs )) ; chacun lui paraît habité par un esprit favorable ou défavorable : chaque fontaine a sa naïade , chaque arbre sa dryade ; tout est merveilleusement animé et devient fétiche, jusqu’au caillou , jusqu ’ au brin d ’ herbe .

Tout récèle une âme, qui sommeille peutêtre, mais qu’il est facile de réveiller ou qui se réveille ellemême. C’est l’âge du pandémonisme, d’où le panthéisme devait surgir plus tard ‘ .

L’homme, environné par les esprits comme par une nuée

infinie de moucherons, passe donc son existence dans un entretien

TOMBEAU d’un CHEF INDIEN (COLOMBIE BRITANNIQUE) Figures que les naturels font aussi terribles que possible pour repousser les mauvais génies empêchant les morts de passer dans l’autre monde.

Dessin de G. Roux, d'après des documents photographiques.

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