‹ L'homme et la terreChapitre 150 sur 279 · NOURRITURE DES AMES · texte numérisé non relu

NOURRITURE DES AMES

métier, soit pour guérir l’homme des maladies physiques, soit pour écarter de lui le mauvais sort jeté par d’autres sorciers ou par les génies, et ce métier fut rétribué, car sans présent au dieu et à son interprète, il n’y a point de salut. La part de science vraie, mêlée à la prétendue science, grâce à laquelle ils pouvaient attirer la faveur des divinités d’en haut et conjurer la haine des puissances de l’air, eut ses maitres et ses disciples : des sociétés formées avec périodes

SÉPULTUUI-; D’vy ciiEr gaulois

A ses pieds, des vases et de petits récipients contiennent des provisions et des plantes aromatiques destinées à la guérison des blessures. Le corps repose sur le char, dont les ferrures de la jante et du moyeu des roues ont seules été respectées par le temps.

de noviciat et degrés d’initiation se constituèrent, et peu à peu s’établit ainsi dans chaque tribu un groupe de privilégiés, d’autant plus redoutables qu’ils mêlaient à leurs fourberies conscientes ou inconscientes plus de connaissance réelle des faits. Le medicus latin conjurait la maladie par ses imprécations'. Le sorcier algonquin consulte les animaux du totem, en s’entourant de tortues, de cygnes, de corneilles , de pies (Schoolcraft) ; d’autres se cachent pour s’entretenir directement avec le Dieu du Ciel.

Page 1