ANTIOCHE
[alexandrèia,
0 100 2SO 500 kil.
L’ancien nom Alesandreia accolé à Merv devrait se trouver en apposition k Herat.
longtemps fameuse sous le nom de Herat et que l’on désigne fréquemment comme la « clef de l’Inde «
^ Et pourtant ces régions qui eurent leur période de grande prospérité sont devenues des solitudes dans presque toute leur étendue. Il est vrai « la guei’re a passé là » ; mais la contrée eût pu refleurir comme ont repris tant d’autres régions dévastées, si les contrées du haut
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l’homme et la terre
laxartes, du haut Oxus, du Sogd, du Marges n’avaient été pour ainsi dire « en l’air », aventurées au milieu de nomades, ennemis héréditaires de l’agriculture, entre des montagnes, des plateaux difficiles à franchir et des solitudes désertes plus redoutables encore, puisqu’elles interrompent toute communication avec d’autres pays civilisés. Du côté de l’Orient, la Bactriane, dominée par les escarpements des Pamir, ne peut communiquer, pendant quelques mois de l’année, avec les versants de la Kachgarie que par des gorges neigeuses, accessibles seulement aux bergers et aux intrépides groupes de marchands qui les accompagnent. A l’ouest et au sud, la seule voie naturelle qui rattache la vallée de rOxus et les pays de l’Iran extérieur à l’Iran intérieur et au reste du monde est la route qui, passant au sud du diaphragme asiatique ou Paropamisus, rejoint l’Arménie et la Babylonie par la Perse et la Médie. On pourrait comparer cette voie à un mince fil reliant la Bactriane aux rivages de la Méditerranée et à l’Europe. Tant que ce fil était respecté, l’Iran extérieur, les pays de l’Oxus et du laxartes se maintenaient en relations de culture et de progrès avec le monde occidental ; mais que le fil fût coupé par des faits de guerre ou par d’autres événements, les pays extériem's retombaient dans un état de barbarie relative.
En effet, il ressort de l’étude comparée des peuples que, pendant toutes les périodes de sa prospérité ou du moins de sa puissance politique, la Bactriane fut en libres l’elations de commerce, ou même en union d’État, avec les contrées d’outre-versant. Ainsi, durant les âges de la proto-histoire, lorsque la foi et le culte qui nous semblent, à nous modernes, constituer la religion aryenne par excellence, le mazdéisme , prenaient leur origine dans le bassin de l’Oxus , les Aryens, considérés non comme ancêtres d’une race «indo-européenne » embrassant une moitié du monde, mais comme peuple parlant une langue apparentée à nos idiomes de filiation pré-sanscrite, paraissent avoir dominé sur les hautes terres de l’Asie, des pentes du Tiiian-chan et des Pamir à celles des montagnes de l’Azerbeïdjan. « Le cœur de l’Iran originel, c’était Balkh », dit Gobineau'. Après cette période, pendant laquelle Bactres exerça peut-être une certaine hégémonie sur les populations de même race habitant le revers méridional