‹ L'homme et la terreChapitre 227 sur 279 · A. H. Sayee, Les Hétéens, Annales du Musée Guimet, p · texte numérisé non relu

A. H. Sayee, Les Hétéens, Annales du Musée Guimet, p

HISTOIHE DE l’aRMÉME

voies historiques : par la forme même des plateaux et des massifs de montagnes, elle était, pour ainsi dire, dictée d’avance, et depuis cette époque elle n’a point changé. La civilisation qui prévalait dans ces contrées à l’époque de l’influence assyrienne paraît avmir été, à bien des égards, supérieure à celle des populations actuelles, puisque des canaux d’irrigation rayaient les lianes des collines audessus de toutes les vallées et que maintenant on en est réduit à des projets pour les rétablir à graud prix. 11 reste encore beaucoup à faire pour restaurer en leur ancien état les réseaux d’arrosement dans toute l’antique Arménie ; la iongaïc sujétion du peuple l’a privé de l’énergie nécessaire pour le bel aménagement de son domaine.

Après les Assyriens, vinrent les rois Mèdes, dont l’Arménie resta tributaire; puis Gyrus supplauta les souverains de la Médie, pour agrandir encore leur empire et rattacher plus étroitement à sa puissance la nation des Ha'ikanes ; enfin, lorsque la domination persane s’écroula, l’Arménie partagea le destin de toutes les contrées qu’embrassait la conquête d’Alexandre. Le pays de l’Ararat faisait désormais partie du monde assujetti à l’occident.

POTAMIE : NOTICE HISTORIQUE

Il ne peut être encore question de dresser un tableau chronologique des faits relatifs à la Potamie. Nous ne disposons encore, par suite des fouilles récentes, que des noms de quelques souverains et môme en beaucoup de cas la domination de ceux-ci ne s’étendait-elle pas au delà des murs de leurs cités : Nippur, Agade, Kich, Larsam, Ur, sans parler de Suse et de Babylone. Aussi nous bornons-nous à relever les noms les plus familiers, ceux c|ui sont inscrits sur le socle des statues de nos musées.

Un premier cycle est fourni par les fouilles de Nippur. Les noms de Mullil, de Lugal, d’Ensagna sont vieux de 8000 ans, mais ils désignent peut-être des fictions mythologic^ues.

A une époque éloignée de nous de ciiiquante-six à soixante siècles, on peut citer Chargina et son fils Naram-Sin, roi d’Agade, Urbagu et Duiigi, rois d’Ur, Gudea, leur vassal, seigneur de Sirpula, Khumbaba et Karibu-cha-Chuchinak, rois de Suse.

Khammurabi (Hammurabi), roi de Babylone, étendit sa domination sur toute la Cbaldée, il y a 3g5o ans environ.

Quelc|ues siècles plus tard régnait en Mésopotamie une dynastie, d’origine inconnue, dite cassile. Un des derniers représentants de ces rois, Iviuigalzu, vivait trente et un siècles avant nous... Bientôt après, sous le règne de Tugultipalesbarra 11 (voir page 3ôo), commence l’ère tics incursions assyriennes dans la basse Cbaldée, où deviennent rares les rois indépendants.

Des travaux de Pinobes, relevons les noms des quelques-uns des souverains de Babylone, desquels le dernier fut détrôné par Kyros, Roi des Rois :

Ère de IS'abonassar Olympiades Ère vulgaire

Nabu nazir (Nai)onassar)

Marduk bali diiiua

bamassu mukin

lOU

Xabuapal utzur (Nabopolassar)

Nabu kudii russur (Naljuchodonosur).

Amil marduk

Xabu nahid

L’orig-ine de la civilisation est double dans le pays des fleuves; il tant la chercher à la fois dans l’agriculture et dans le commerce.

Page 1