BIBLIOTHÈQUES
cherchaient à s’exprimer en un langage ignoré du vulgaire, constituaient de tels amas dans les palais des souverains qu’ils menaçaient de les encombrer.
11 fallut créer tout un arsenal de grammaires, de lexiques, de tableaux pour le déchiffrement des écritures antiques ; cette nature d’ouvrages explicatifs constitue la moitié de la littérature assyrienne.
La statistique du cadastre, les rapports détaillés sur l’étendue et sur le rendement des terres cultivées, les états annuels du bétail et autres éléments de l’impôt constituent une part considérable de ces prodigieux amas de livres, occupant plus de place dans les palais que les habitants eux-mêmes. La manie du grimoire officiel rongeait déjà l’État babylonien, des siècles avant que l’action de la Grèce ne commençât.
Le code d’Ham-
murabi jette une vive lumière sur la société chaldéenne. Certes les