Moseley, Notes by a Naluralist on the Challenger, p
l’hOMMS et L-V terre
comme toute pratique aucienne, uu caractère religieux; chez l’homme primitif, il eût etc cousidéré comme impie de souiller la sainteté de la pierre eu abattant les saillies des blocs et en égalisant les surfaces
En toute contrée, la force de la défense était accrue par la position que l’on choisissait pour les lieux sacrés où la tribu avait recueilli ses trésors,, où elle avait mis son « âme ». Dans les pays très accidentés, couverts de rochers, parsemés de marais, ruisselants d’eaux, rendus mystérieux par les foi’êts ou les brousses, les indigènes cherchaient à cacher le réduit central, à le placer loin des sentiers, en sorte que l’ennemi passait à distance, sans le voir, mais guetté luimême, entraîné sur de fausses pistes. Là où il était impossible de se cacher, du moins pouvait-on rendre très difficile l’accès du lieu défendu. Des palissades, de fausses portes, des trous et des pièges, des chemins perfides retardent les assauts ou même les empêchent complètement. L’intérieur de l’Afrique est très riche en labyrinthes de cette nature^, et l’art moderne les imite encore dans les jardins.
Dans les contrées découvertes on perchait d’ordinaire les forts sur des rocs de difficile escalade ; quoique nous vivions encore à une éjioque de combats et d’assauts, et que, dans chaque pays, des milliers et des milliers d'hommes s’enferment en des citadelles, sur des rochers abrupts, l’étonnement n’en fut pas moins général lorsque des voyageurs archéologues découvrirent en Amérique des tribus vivant absolument isolées sur d’énormes blocs de pierre, que limitent des falaises verticales, et qui communiquent avec la plaine seulement par des entailles pratiquées dans la roche. Et pourtant, quelle différence y a-t-il au fond entre ces « rupestres », qui montent à l’escalade de leurs l'ocs et en descendent avec l'adresse de véritables singes, entre les Zuni et les Moqui de l’Arizona, les Tunehos de la Colombie et les ingénieurs qui construisent des places de guerre ? A cet égard, le présent se rattache étroitement au passé.
Il en est de même pour les cités lacustres, « palafittes » ou « terramare », que l’on a découvertes en tant de contrées du monde et, notamment, dans notre Europe occidentale. C’est pendant l’hiver de i853 à i8ôj, lors d’une baisse extraordinaire des eaux du lac de
I. Dj Gobineau, Histoire des Perses, tome page 3i. — 2. Voir Bull, de la Soc. de Géographie belge, 1906.