I. James Gilmour, More about the Mongols, p
COMMERCE ET FRANCS VOYAGEURS
Mexique, avant que le pays fût couvert d’un réseau de voies ferrées, les Indiens n’hésitaient pas à entreprendre un voyage pédestre qui devait durer des mois, des bords du golfe de Californie à l’isthme de Tehuantepec, pour fai re une simj le commission , satisfaire une lubie : le temps ne leur coûtait rien.
L’exemple des Romanichel ou Bohémiens, connus dans toute l’Europe sous des noms différents , nous montre l’évolution extraordinaire qui s’est accomplie dans la destinée des tribus de voyageurs depuis que les peuples n’ont plus besoin de ces intermédiaires de trafic et de science, car c’étaient ces nomades qui savaient soigner le bétail et même les hommes ; nous avons mentionné les Apo lobamba de la Bolivie, qui parcourent toute la partie méridionale du continent américain et que l’on accueille partout. Les routes sont la mort de ces hommes errants qu’on attendait naguère avec impatience aux temps accoutumés. Sans avoir à discuter ici l’époque à laquelle les Tziganes pénétrèrent en Europe, on peut étudier indi- . rectement les mœurs de ces groupes de familles voyageuses chez leurs congénères de l’Inde, tels que les Bandjari et les Povindah. Les services éminents qu’ils rendaient naguère à la société résidente en faisaient des amis de tous : on accourait au devant d’eux, on les interrogeait après avoir échangé avec eux des bénédictions et des saluts, puis, tandis que les parents traitaient avec leurs visiteurs les affaires de commerce, les enfants s’amusaient des verroteries qu’on leur avait