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Le baptême ou l’entrée dans l’Eglise

Le baptême, c’est le « mysterium purificationis », qui enlève la souillure des péchés !. C’est un lavage mystique. Sa forme s’est modifiée à travers les âges : on y a ajouté parfois l'imposition des mains, ou l’onction d'huile, ou des exorcismes, ou la bénédiction de l’eau, ou une infusion de sel ou de salive. Toutes ces pratiques et d’autres encore se recommandent d'exemples tirés de l’histoire et ont une portée symbolique édifiante. Mais ce ne sont pas ces détails de forme qui constituent le sacramentum. Le fond de la cérémonie est toujours resté le même : c’est l’invocation de la Trinité, qui garde toujours sa valeur, même quand le baptême est administré par un hérétique. — Quelle est la valeur religieuse du baptême ? Ici Walafrid se souvient des thèses de l’ancienne théologie qu'il reproduit. Il lave nos péchés, tant ceux que nous avons commis que le péché originel. Le baptême opère la rémission des péchés. L'homme renaît d’eau et d'esprit. Mais dans cet ordre d'idées la valeur du baptême reste négative : le baptème n’est pas le commencement de la vie spirituelle dans l’homme, il n’est qu’un moyen d'éviter la condamnation.

La valeur positive que Walafrid attribue au baptème est liée à sa conception de la vie religieuse. Le Seigneur a indiqué que ceux qui doivent entrer dans le royaume des cieux doivent renaître d'eau et d'esprit. Le baptème est la

naissance à une vie nouvelle, en ce sens que c’est l'entrée

1 De Exordiis p. 85. — Les termes de « mysterium » et de « sacramentum » sont synonymes. Walafrid traduit & puotTnpiu » par « sacramenta ».P. 45, n. 1,

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