LE TRAVAIL ET LE REPOS
La vérité proauit à la fois le travail, qui est la Sr | de l'Occident, et le repos, qui est la vertu propre de :
Tourné vers l'Orient, la vie occidentale, Rome EN l’Immaculée Conception de celle qui a répondu Fiat A an Gabriel: de celle que l’Église appelle: Porte AT Marie, mère de Dieu, priez pour les deux hémisphèr
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Qu'est-ce donc que ce mo J'ai été longtemps porté à Î yaleb
Mais les mots ont droit à la justice. Il ne faut pas raturer
+ jy Ceux qui ont été calomniés; il faut les restituer à la langue et les replacer dans la lumière.
£ L'humanité est une immense assemblée de pécheurs; quiconque se regarde s’épouvante de ce qu’il voit et recule devant l'objet qui se montre. Plus l’homme connaît l’homme, plus l’abime grandit à ses yeux. C'est un spectacle effrayant que de regarder n’importe où; car, partout où l’homme a passé, il a laissé sa marque, et sa marque est épouvantahle,
US Cependant, l'humanité, qui garde, dans son égarement, # l'instinct de la justice, parle en marchant. Elle parle à la F nature; elle parle à elle-même: elle parle à Dieu, et il faut } faire attention à ses paroles, fussent-elles prononcées dans le rce de l’ignorer, délire; car l'instinct de la justice est enfoui sous les ruines Enifiait rien, Je Ë de l’homme ; et il n’est pas impossible de l'apercevoir, même t une négation : pendant la nuit. On peut découvrir, au clair de la lune, un ui est bien en È nid d’aigle, sous les décombres d’un vieux monument. mais l'honneur à L'homme parle donc, du fond de.sa ruine, et s’il est de d’autre loi que . bonne foi, il se dit coupable, et si on lui dit qu’il est coupable, honneur est Î il ne le nie pas, il sent ses frères coupables ; mais parmi cette he de ceux qui i multitude, il y en a quelques-uns qu'il n'appelle plus coupables ; c’est le Dieu ni pécheurs, mais qu’il déclare déshonorés.
Cette immense différence que fait le langage humain entre les hommes et les hommes, quand il nomme les uns pécheurs, les autres déshonorés; quand il déclare que tous ont perdu l'innocence, et que quelques-uns ont perdu l'honneur ; cette
S de vraisem- É lue de vérité.
le découvrir,
Hi k immense différence que fait le langage doit trouver son : S 4 principe, sa raison d’être dans quelque immense différence larracher à NU que font les choses. Car le langage a peu de caprices: il est nsonge s’est à fait pour nommer les choses, et il se souvient toujours un nme sa pro- ‘à peu de son origine. Il a respiré son air natal sous les omle l'honneur, ‘4 brages de l’Éden, le jour où Adam, qui pénétrait l'intimité d’un nom } des choses, jugea les créatures en nommant les animaux.
1 duel, et ce Puisque le langage humain distingue si profondément le u'il a paru 4 déshonneur de la faute, il doit y avoir un abime entre ces
deux abîmes. L'homme qui tombe éveille la pitié chez celui
* Mais, au moins, que fait-il hon
‘homme qui se déshonore, et en quoi diffère-t-i] de celui qui la tombe autrement? car tout déshonneur contient la faute; net mais toute faute ne contient pas Je déshonneur. deu:
Je ne sais si Ja réponse que Je vais proposer Paraîtra arbi. Le à traire, ou, au Contraire, fondée sur la nature des choses! hon Peut-être Je Premier mouvement du lecteur ] inclinera vers Ja ss Première de ces deux assertions: Je second, vers Ja seconde | Le Quelle est a chose qui fait que le coupable n’est Pas seule. imp ment coupable, mais infâme ? Quelle serait, si le déshonneur peut avait une essence, quelle serait l'essence du déshonneur? Ce tom serait si je ne me trompe, arri resp
tort:
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PROMETTRE ET NE PAS TENIR la h
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des La honte à bien des formes, bien des aspects, bien des ! visages, I] Y à mille façons de se déshonorer. Mais toute et p: multiplicité se résout dans une unité quelconque: Je péché D dt
produit les effets les plus divers; et, Pourtant, au principe de tout péché, il y a un monstre unique, l'orgueil, La honte ? Se a tous les Costumes; elle en change Souvent, elle s'habille À et J suivant les circonstances : Sa physionomie est mobile; tantôt É lar elle rit, tantôt elle pleure; mais si on y cherchait, Ja lumière k , pe à la main, Parmi toutes ces laideurs, quel est le type qui les 4 LE résume, et le Principe qui les a fait naître, on verrait que le . In déshonoré à Promis et n’a pas tenu, | :
Si on interrogeait Je mépris, pour lui demander son secret, Phor le mépris répondrait : Je connais quelqu'un qui Promet et qui pous ne tient pas. tent
paro
Si vous dites à un homme: Vous avez eu gravement tort; wi Vous êtes un criminel, cet homme se sent blämé; mais il a
nent que provoque ‘ut-être le mot qui Pas, ou peut-être moins, que fait-il re-t-il de celui qui ontient la faute ; neur.
ser Paraitra arbi. ture des choses!
l’inclinera vers la vers la seconde!
e n'est pas seule.
si le déshonneur déshonneur ? Ce
Jects, bien des er. Mais toute que; le péché t, au principe ueil. La honte elle s’habille mobile; tantôt ut, la lumière > type qui les verrait que le
T SOn secret, romet et qui
vément tort ; mé; mais il
peut se sentir estimé, et, comme le blâme ne flétrit pas, il peut vous tendre la main sans effort et vous remercier sans douleur. Si vous dites à un homme: Vous avez menti, cet homme se sent méprisé, fût-ce à propos de la chose du monde la plus insignifiante. Il a donné sa parole, et ce qu’il a dit n'était pas vrai. Donner sa parole signifie: promettre. Ces deux mots sont synonymes. Peut-être y a-t-il des promesses implicites. Peut-être l’homme, par cela seul qu’il naît homme, homme et non pas chien, par cela seul qu'il reçoit la parole comme signe de sa nature, comme marque de sa dignité, peut-être l’homme, en naissant, promet-il de ne pas mentir? Deux hommes se haïssent; ils se poursuivent d’une inimitié implacable, Ils peuvent se rendre très coupables; chacun d’eux peut se perdre, en voulant perdre l’autre; chacun d’eux peut tomber dans le piège qu'il tend à son ennemi, et ceci pourrait arriver plus souvent qu'on ne le croit; mais leur situation respective, qui constitue souvent une série de fautes et de torts réciproques, ne constitue pas précisément le déshonneur,
Mais voyez l’ami qui a abandonné so: Celui-ci boit la honte comme de l’eau. C’est qu'il : ait promis, explicitement ou implicitement, d’être fidèle, La fidélité est l'honneur des relations.
La fidélité et la franchise habitent le même lieu; car parolc et promesse sont synonymes. L'’ami qui trahit a menti avant de trahir.
Saul est devenu Paul. Saul était ennemi de Jésus-Christ, et Jésus-Christ lui a dit ce qu’on peut dire à un ennemi déclaré: Pourquoi me persécutes-tu ?
Sul est devenu Paul. Il n’avait pas manqué à sa parole. Il n'avait fait que se tromper.
Mais voyez Judas! Un mépris, qui s’est élevé jusqu’à l'horreur, a fait de son nom un cri de dégoût. Car le dégoût pousse des cris, quand il ne trouve plus de paroles. Judas n'est plus un nom: c’est une exclamation. Ce n’est plus une parole: c'est un geste d'horreur. C’est qu'aussi il à trahi par un baiser. Il a fait mentir ses lèvres d’une façon particulière. Il a inventé un inensonge, et au secours de son invention, il
Pour signe de s | | < Dederat au [| *Cunque oscul | € caute, »
a trahison,
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tenete cum, et ducite M sans mor à to le f,
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rements n’excluent timent vague d’un Te Seulement é, l’homme Me arle très Souvent 1S le sens de h Capable et même S qu’on doute de ame un criminel.
met en vain, Sa eu, par exemple, ES; il veut bien onsidère comme fondement que nt de sa Parole, € cette dette-]à, evoir, et même ne Manque à Ja re du Mariage :
‘Ui Qui ne croit » Si elle violait Ut absolument le lui a faite, été humaine.
d'autant plus qui proclame S’il s’enfonce ilissement, le est probable and l’homme
se moquera de sa parole, la distance qui le sépare de l’animal diminuera énormément. Sa figure prendra le type de la bête, et, fût-il enchaîné, on sera mal à côté de lui. Il y aura encore
4 une descente de la nature humaine, faisant effort pour re-
joindre la brute. Il est probable qu’alors la parole qui s’adressera à lui ne rencontrera plus rien. Le verbe humain sera sans action sur lui. Si le sentiment de la parole donnée est mort en lui, on ne trouvera plus dans cet homme une place à toucher. S'il rit d’avoir promis en vain, on ne pourra pas le faire pleurer.
Le soldat sur le champ de bataille joue aussi le drame de l'honneur. L’histoire est pleine de gens qui ont préféré à la vie ce genre d'honneur. Car l’histoire s'occupe beaucoup des champs de bataille, et la guerre est illustre en ce monde. Le soldat semble avoir conscience des regards fixés sur lui; il se voit contemplé par l’Europe. Je dis l'Europe; car le reste du monde a l'air d’une tête sans regard. Le soldat se voit contemplé par l’Europe, et comme s’il oubliait ceux qui l’attendent peut-être dans le village où il était paysan, formé tout à coup, et dirigé par une électricité singulière vers un sacrifice prodigieux que n'avait ni préparé ni deviné son enfance, il donne sa vie pour ne pas reculer. Et cependant il combattait sans haine! Il ne combattait pas son ennemi personnel. Il combattait pour une cause qu’il ignore. Il ne sait pas la place qu’il occupe dans la situation pour laquelle il meurt. Son général, mort ou vivant, aura peut-être ce qu'on appelle ici la gloire; mais lui, il n’aura que l'honneur. Son sacrifice ne participera pas aux éclats de la victoire. On ne saura pas ce qu’il aura fait pour elle, et les historiens ne raconteront pas les jeux de son enfance, les jeux qu’il a joués au village où on ne le reverra plus. Les historiens diront le nombre des hommes morts dans la bataille, et il comptera pour un dans ce nombre. Il meurt cependant, pour ne pas se déshonorer. Pourquoi meurt-il? Il meurt parce qu’en acceptant, füt-ce malgré lui, le nom de soldat, il a promis implicitement de mourir, s’il faut mourir, mais de ne pas livrer le drapeau.
TELE a ae menant non nsc ses peau ur
Dira-t-on qu'il est Promesse trahie ?
il est attendu, nature, et il a
avant d’être engagé. Mais alors om.
Le langage rapproche € mot: signatu
une promesse.
Si le soufflet déshonore, dans l'opinion des hommes, ne | serait-ce pas parce que le nom de l’homme est écrit sur son visage? La figure est, comme le nom, la révélation de la substance; c’est à la figure surtout que les hommes se reconnaissent; c'est par la figure qu’ils se distinguent les uns des autres. Un des mysières de la création, c’est que toutes les figures étant semblables, quant aux traits qui les composent, il n’y en a pas deux qui soient semblables, quant à la forme de ces traits. L'unité de la figure humaine indique que le nom commun d'homme convient à tous ces hommes. La diversité des figures indique que chaque homme a un nom
Peur, et non Par la | pendant qu’il gardait la MOISson, ce même r, quelquefois même mission de prendre u il ne cherchait pas tcès, il ne rougissait d bénir la table, pour Qu'alors il n'avait il dangereux : dans ibre de fuir, Il n’a
ais le Soldat est lié,
t en esprit, comme € la chaumière où
ut Que le cri de la éviter,
ngagé. Mais alors
toujours l'éclair.
e dit d’un homme ngage rapproche ‘ Signature, Omesse,
l’un homme est le est son honer son nom, son nom.
’ . à Cest lui-même.
"5 il l’exprime insulte le nom € S'il insultait e, Mais moins e dans le Jieu >specté,
propre. On dit d’un homme qu’on n’a pas reconnu : Je n’ai pas pu mettre un nom sur sa figure.
Il existe entre l’k:- et sa femme, entre l'époux et l'épouse, une solida:::# “ honneur qui tient à la solidarité du nom. L’épouse prend le nom de l'époux; à partir de ce jour, elle porte son honneur. Si l’honneur de la femme est particulièrement délicat, si le plus léger soupçon ne peut pas même en approcher, ne serait-ce pas parce que le mystère du nom se déclare en elle avec une intention particulière ? Car c’est du nom qu’elle a reçu que dépend l’honneur qu’elle porte. Elle a changé de destinée le jour où elle a changé de nom. Le nom de la femme est l’histoire de deux vies, la sienne et celle de son mari.
Signature vient évidemment du mot: signe. C'est pourquoi la signature d’un homme est sa marque, son cachet, sa figure, son caractère, l’image de sa substance posée sur une promesse, Donner sa parole et écrire son nom sont un seul et même acte, et cet acte est celui qui engage l’honneur. Pourquoi l’homme qui abuse d’un dépôt est-il plus déshonoré que celui qui commet un autre attentat? C’est que le dépôt était confié spécialement à sa parole, L'acte bon ou mauvais, par lequel le dépôt a été ou n’a pas été conservé, s’est spécialement accompli dans le donfaine de l'honneur.
La violation d’un secret est un attentat du même genre, Le secret est confié à l'honneur d’un ami. Celui qui reçoit