ESS
A os
regards, l'écho de ses parcles, le rayonnement de sa vie? Nous voyons l’usage que le siècle fait de nos actes et de ros paroles, ce siècle dont Tacite a dit: C orrumpere et corrumpi seculum vocatur. Mais quelle serait notre joie ou notre terreur si nous apercevions ce que l'humanité fait de notre vie, si nous la suivions préparée, continuée, prolongée, développée dans le grand laboratoire où les siècles travaillent ?
Les descendants de ceux qui se trompaient il y a mille ans peuvent très bien se tromper encote, mais ils se trompent autrement. La durée toute seule ne détrompe pas, mais elle change la forme de l'erreur.
Supposez une erreur, qui, aidée par le siècle, persiste pendant des siècles :,le fait s’est produit, il peut se produire; cette erreur se propage: l’espace, en apparence, se soumet à elle, comme le temps; elle recrute ses adhérents dans les cinq parties du monde. Faites une expérience, essayez de dire qu’elle est une, immuable, universelle. La langue humaine refusera, et elle réservera le nom de l’Universalité à l'Église, à cette Église qui est l'Église, et qui possède un nom inaliérable comme elle-même: — à l’Église catholique.
Pourquoi donc? Pourquoi l’Universalité appartient-elle à l’Église catholique au point d’être une spécialité? — Dans cette occasion exceptionnelle, ces deux mots ne s’excluent pas. — Pourquoi la Parole, en proclamant l'Église immuable, universelle, infaillible, rend-elle un son particulier, que la voix du mensonge ne peut pas même essayer de contrefaire ?
C'est que la langue humaine sent d’où viennnent ces attributs de l’Église. Ils ne viennent pas de l'Humanité, mais de la Divinité. L'Humanité n’est pas l’auteur de la Vérité: elle peut la posséder, non la faire.
Chose admirable! quand l'Humanité veut inventer une religion, la langue de l’homme se moque de l’homme. Pour être prise au sérieux par nous, il faut que la religion ne sorte pas de nous.
Supposez une religion fausse qui n’ait pas encore changé.
| Oserez-vous l’appeler immuable ? Non, car vous sentez, même
malgré vous, que si elle n’a pas encore changé, elle peut changer ; et vous sentez que l’Église catholique, non seulement n'a pas changé, mais ne peut pas changer et ne changera pas.
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L'Église catholique domine tous les siècles. Elle parle de l'éternité avec une familiarité singulière, Si l'Église n'était pas plus infaillible qu'une autre société :
’ orité foudroyante, WAR l'éclat de rire qui, 11 e à l’autre, accueillerait ses paroles ferait
elle ne parlait qu'au nom de l’homme, d’un bout du mond
Races et siècles, vous qui passez ; donc pour avertis !
Si la religion catholique n’était
nom ne serait pas incommunicable, Les
: les Églises photiennes peuvent jouer à li une fille rebeile qui, sans lui ressembler, singerait sa mère;
les Églises photiennes n'arrivent qu’à
sont pétrifiées, disait Joseph de Mai Russie, une Égli i
Sa propre destruction!
Mais la vérité ne peut pas avoir de conséquences imprévues,
inconnues d'elle-même. Elle ne peut pas s'étonner. Ses voies
ne Sont sujettes à aucun égarement,
Sa plénitude est sans fatigue et sa fécondité sans trouble.
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