‹ L'homme, précédé d'une introdChapitre 4 sur 68 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

moins faible, moins ténébreux, moins mauvais. Rien n'est pnr comme l'air qa'on y réspire ; rien n'est clair comme cette lumière ; rien n'est limpide et vivifiant comme ce» sources; rien surtout n'est élevé comme cet horizon.

L'élévation est le caractère le plus frappant, le caractère général et essentiel d'Ernest Hello. Tout est élevé : même les plaines, qui ne sont que le plateau des altitudes; même les gorges ombreuses, qui ne sont que des vallées supé* rieures et Feutre •deux des Grandes Montagnes. Partout on se sent au-dessus de la couche souillée que piétine la foule humaine. Il y a des neiges et des glaces ; il y a de vastes étendues pierreuses où le pied se déchire ; il y a des espaces arides et désolés ; il y a des éboulements formidables et des torrents roulant au fond des ravins : il n*y a pas de boue. La &nge est absente.

La fange est absente ! Première et étrange raison de l'impopularité d'Hello.

On raconte qu'un jour, vers les derniers temps du premier Empire, le 1'' janvier 1815, je crois,il y avait fête et réception dans ce palais des Tuileries que vient de brftler naguère la fureur aveugle des hommes et la colère clairvoyante de Dieu. Aux murs de la salle étaient appendus les chefs-d'œuvre de Michel-Ange , d'Angelico ou de y Raphaël. Formidables, superbes et doux, allaient, venaient parlaient, ces hommes de bronze qui avaient vaincu l'Eu-

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