INTRODUCTION XVII
vation et Progrès. Tout organisme ne peut servir la conservation du fait Vie que par un effort incessant de progrès; sa nécessité est d'augmenter sans cesse, contre l'hostilité du monde inorganique, les protections de la Vie, et par conséquent d'accroître la résistance de ses tissus au froid, de se créer, au besoin, de nouvelles formes, de nouveaux organes qui lui permettront de mieux défendre la vie contre cette hostilité du monde extérieur, et de se procurer, parmi les matériaux mêmes du monde inorganique, les nourritures qui lui serviront à entretenir en lui ce feu intérieur, cette température des origines, indispensable à Ia conservation de la Vie. On ne peut plus parler du progrès destiné à faire le bonheur deshommes, nide « meilleur devenir » : le meilleur devenir n’est plus qu'un mot; le mieux est réalisé depuis les origines, et c'est à le maintenir, contre des forces qui tendent à le détruire, que nous devons travailler. Ce n’est pas la recherche de notre bonheur quiimporte; il n’y a point pour nous, sur cette terre, d'autre but que celui-ci : travailler à augmenter les protections de la vie. Notre volonté disparaît; c’est une volonté supérieure à la nôtre que nous