XVIII INTRODUCTION
devons suivre, celle du fait Vie qui nous emploie pour durer. Nous sommes ses serviteurs, comme ce fait est lui-même serviteur d'une volonté plus haute et inconnaissable. — Souvenons-nous donc ici de la parole du Christ : «II faut que je fasse les œuvres de celui qui m'a envoyé »
(Jean, 1x, 4). Ainsi parle la science nouvelle : il faut que nous accomplissions les œuvres du fait Vie, et ce qui fait notre valeur, c’est l’ardeur que nous apportons à accomplir cette tâche.
Mais comment l’accomplir ? Reportons-nous -pour le savoir aux nécessités des origines, Quelle est alors la loi de l’être qui veut durer? Sa loi est celle-ci : accroître les protections de la Vie qu’il porte contre le Froid grandissant, et par conséquent réaliser un double accroissement : externe, en poils ou plumes, ce qui est une protection immédiate; interne, en provision de chaleur sous la forme des graisses, ce qui est une protection de prévoyance, destinée à le garantir contre une diseltte soudaine. Mais cet accroissement est nécessairement; limité fatalement, un jour doit venir où le fardeau de cet accroissement même, que l'organisme doit porter sur lui-même, excédera ses forces, et alors, devenu incapable de