L'HOMME AU FOUET
disait : «J'ai froid : construisez-moi une maison ; je veux avoir des fruits toutel’année: plantez des arbres devant ma porte. » Il leur faisait défricher le sol et semer des graines, et disait quand venait la récolte : « Mettez cela dans mes grepiers, car tout ce que je vous oblige à produire est à moi, car sans moi, vous seriez encore des chiens errants, et moi qui vous ai réunis, Je vais maintenant vous donner à manger. Et vous aurez ainsi plus encore que ce que vous auriez eu si vous étiez demeurés des chiens errants, et vous le mangerez en plus en toute paix et sécurité, car, moi, au-dessus de vous, je veille au tigre, à l'ours et à l’autre homme qui nous menace. — Mais pour le reste, c’est la plusvalue que j'ai donnée à l'emploi de votre force, et c’est ma part, et je la garde pour bien nourrir mes enfants et faire d’eux des hommes robustes. qui ne craindront point d'aller seuls au-devant des bêtes de la forêt et qui vous mèneront comme Je vous mène. »
Et les autres s’inclinaient et murmuraient :
— (jue ton nom soit loué, à victorieux, car le fouet que tu tiens dans ta main est comme le désir que nous avions de nous élever au-dessus
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de nous-mêmes. Frappe-nous donc, maître, si tu nous aimes, et ne nous abandonne pas, afin que nous ne redevenions pas des chiens errants et que nous ne retournions pas à la paresse des animaux. Frappe-nous pour que nous demeurions
des hommes.