V. — LE RENOUVELLEMENT
Ce n'est pas en vérilé une nouvelle ère qui commence, un changement de base pour le monde. L'ordre va se reformer selon les mêmes directions qu'autrefois. Mais le monde rejette ses inutilités, les poids morts qui entravent sa vie, etil rajeunit ses forces. Ce n’est pas une rupture de la tradition, c’est le retour aux origines de la tradition. Il faut à la tête du monde non pas des désabusés, des hommes trop rassasiés, des dédaigneux, dessceptiques, mais des enthousiastes, des hommes pleins d’appétits, avides des jouissances du commandement, el des croyants.
Car ceux-ci peuvent accomplir leur tâche d'aristocrates avec amour,ardeuretaveuglement, et ils sont capables de surexciter toutes les énergies. Ce n'est pas eux qui craindront d’être dupes de la vie.
C'est alors que se manifestent les nouveaux conducteurs qui s’avilissaient commesubalternes et qui grinçaient des dents dans les bas fonds :