‹ L'homme qui vientChapitre 4 sur 48 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

prompte et décisive. A son action, pour être juste, ilfaut adjoindre celle de quelques autres étrangers : des faiseurs de contes, un Kipling, un Wells, par d’autres moyens, agirent heureusement sur nous, par leur ironie, et parfois par leur mépris. Pour mon compte, j'ajoute le nom d'un autre Anglais, qui est parmi les plusgrands, Carlyle, et je pense que quelques Français me comprendront . La fierté de race de ces étrangers nous fit désirer de retrouver notre propre fierté et notre propre grandeur. C’est alors que nous revinmes aux nôtresavec le souci de trouver : une discipline, et quelque chose de plus, l'ordre. Car ces étrangers, en somme, ne nous suffisent point : avec eux, nous pratiquons le culte de la Force ; mais nous autres Français nous entendons pratiquer, lorsque nous équilibrons notre esprit, un culte plus parfait : celui de l’ordre. Cen'est pas Nietzsche qui nous l'enseigne : avec

1. Je dois ajouter que, pour l'intelligence de l'économie du monde moderne, je dois beaucoup à M. Georges Sorel, connu comme écrivain socialiste, mais qui est surtout un philosophe de haute valeur et sur l’œuvre de qui les socialistes officiels se taisent, d’ailleurs, unanimement.

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