XV.—LA RUINE PAR LA RÉPARTITION SOCIALISTE
« Justice dans la répartition ! crient-ils sur la place publique. Donne à chacun le « produit intégral » de son travail. Il faut que le prolétaire puisse enfin consommer ce qu’il produit, afin qu'il puisse se cultiver, développer librement toutes les puissances de son individu ! »
Et ils s’en vont en cortège, vers les statues de la Raison et de ses martyrs, avec des bannières où 1ls ont écrit : « Le peuple lui aussi a droit à la beauté. »
Il est vrai que le peuple est avide de beauté. Il aime les bons vins, les belles viandes saignantes, les belles femmes vêtues de belles étolfes et les beaux spectacles. Le peuple est l’homme dans sa vraie naïveté d’enfant de la nature. A travers toutes les décadences, le peuple éternel conserve le culte de la vraie beauté plastique : à Rome comme à Paris, c’est le spectacle du lutteur au col court, au front bas, qui suscite ses acclamations. Et c’est à l'exemple de