CHAPITRE IV Le Cortège
Au douzième coup de midi, le signal du départ fut donné. Le cortège se mit en marche précédé par un peloton de gardes républicains à cheval, puis venait un commissaire de police, un petit homme chauve et ventru qui avait passé son écharpe pardessus son veston et qui, déjà, suant et essoufflé, tenait son chapeau melon à la main. Des officiers de paix raccompagnaient.
Entre eux et le premier^char, il y avait un grand
space qui fut tout de suite comblé par la foule;
des couples se tenaient par le bras qui chantaient
et riaient aux éclats et des enfants qui faisaient des
sauts, des pirouettes et des cabrioles.
Alors, venait le premier char.
Il représentait la civilisation à l'époque des caernes.
C'était devant une immense roche en carton pâte, quelques groupes hirsutes, vêtus de peaux de bêtes, les hommes brandissaient des haches de silex, tandis que les femmes accroupies surveillaient un foyer qui s'éclairait par un singulier anachronisme