‹ L'homme qui vint, romanChapitre 42 sur 50 · LHC^MME QUI VINT · texte numérisé non relu

LHC^MME QUI VINT

guement puis renifla, ses oreilles se tinrent droites, ses yeux fixes. Il sortit.

Au bout d'un moment, mouillé, hirsute, il réapparut à l'entrée et la tête levée, il émit un long hurlement.

Myouk l'appela. Sans bouger, le chien continuait sa plainte déchirante, alors l'esquimau se leva.

— Tais-toi, ordonna-t-il.

La bête vint au devant de son maître, elle ressortit, elle rentra, toujours poussant son cri plaintif.

C'était un appel tellement lugubre, tellement impres.sionnant que les chants s'arrêtèrent.

Voyant son maître irrésolu, le chien se planta devant Capitaine. Son regard suppliant rencontra le regard du Singe. Les deux bêtes se comprirent...

Capitaine se leva. 11 caressa la nuque du chien, celui-ci heureux d'être entendu, aboya joyeusement.

Alors, le singe que rien n'avait pu décider à quitter sa place auprès du feu, sortit précédé de Kââh-Kah.

Intrigué, Myouk et Louis-Pierre les >ui\iitnt. Dans la caverne, un silence mortel régnait. Les femmes s'étaient groupées autour du feu, muettes et craintives, et chaque craqueniont de bran<^''^ 1-^-^ faisait tressaillir...

Guidés par le chien. Capitaine et ses amis arrivèrent à l'endroit où Sixte était tombé.

Là, ils restèrent stupéfaits. Sous la neige, ils virent Armandine la folle qui tenait dans ses bras le corps inerte du jeune homme. Elle le balançait d'un geste maternel en lui chantant une mélopée lente comme une berceuse. ^

Page 1