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CHAPITRE PREMIER

L'Iiomme el lo sol. — Unité d’origine. — Dispersion hors du bercfenw

commun. — Luîtes des premiers groupés humains, contre le sol.

A l’opposé des êtres inférieurs à lui, que la dépendance du sol, de la nourriture et du climat parque de toute nécessité dans les contrées qui les voient naître, dans les milieux que leur affecta la nature, l'homme a fait son domaine du monde entier. Sous les feux de l’équalejar cl sous la coupole glacée des espaces polaires, aux lieux où les dernières graminées marquent, aux bords des neiges éternelles, les limites de la végétation expirante, comme dans les contrées où la vie bouillonne à flots dans la sève des palmiers, il subsiste et se multiplie ; il travaille à sc subordonner la

nature, aussi avare pour scs besoins, aussi sévère pour les écarts de son libre arbitre qu’elle semble généreuse et prodigue pour l’instinct passif des autres créatures terrestres.

On dirait que, dès l’apparition de l’homme, elle a deviné en lui son maître, son dompteur, et qu'elle a cherché à l’étouffer dans les langes d’une enfance péniblement prolongée.

Dans le genre humain, « l’influence du climat ne se marque que par des variétés assez légères, parce que cette espèce est une, et qu’elle est très-distinctement séparée de toutes les autres : l’homme, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique, n’est que le même homme, teint de la couleur du climat »

Il y a un siècle aujourd’hui qu’un écrivain dont le génie devançait son époque dans toutes les questions qu’il soulevait, a implanté ainsi, dans le terrain de la science, une assertion que la morale et la politique n’osaient emprunter au dogme religieux depuis dix-sept cents ans.

Accueillie avec incrédulité ou dédain par la philosophie de son temps, qui sacrifiait étourdiment, à sa haine des traditions génésiaques, ses penchants naturels vers l’égalité sociale ;

1 Buffon, 1. IX, p. 2.

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combattue par les esprits étroits qui ne peuvent étudier la création qu’à travers le microscope de l’analyse matérielle, et dont les yeux usés à la recherche des détails et des classifications sont incapables d’embrasser de haut l’ensemble des choses, l’opinion de Buffon a reçu de nos jours la consécration de presque toutes les sciences qui ont l’homme pour point de départ et pour but.

L 'anatomie comparée , discutant le fait et cherchant sa négation, en est venue à affirmer qu’une tôle plus ou moins ovale, un nez plus ou moins déprimé, des mâchoires plus ou moins saillantes, une couche pigmentale plus ou moins colorée, limites extrêmes des différences physiques entre les hommes, loin de créer des solutions de continuité dans l’espèce, n’y constituaient qu’une multitude de variétés, se confondant insensiblement les unes dans les autres.

Le dernier argument auquel se sont cramponnés les adversaires de l’unité, l’objection tirée de la prétendue laine du nègre, n’a pu tenir contre les expériences de Pritchard. A l’aide du microscope, ce savant naturaliste a prouvé sans réplique qu’entre la laine de l’animal et la chevelure de l’homme il n’y a nulle corrélalion. L’une e l’autre sont, il est vrai, des tubes capillaires ; mais le tube de la laine est formé d’une infini

de cônes enchâssés les uns dans les autres, dont les bords extérieurs font saillie autour de l’appareil, qui est ainsi dentelé comme une barbe d’épi ; le cheveu du nègre le plus crépu, au contraire, est formé d’un tube simple et uni dans toute sa longueur, absolument comme celui que peut fournir la tête soyeuse de la plus blonde des filles d’Albion.

Une série sans nombre d’observations sur les climats, l’hygiène et la nourriture, sur la chaleur et la lumière appréciées dans leur action réunie ou isolée, une étude approfondie des siècles écoulés et des continents traversés, des croyances adoptées et des institutions subies, autorisent la science géographique à déduire la formation des branches de la famille humaine de la seule influence de toutes ces causes sur notre organisme, qu’elles modifient d’autant plus qu’elles se combinent davantage entre elles, ou réagissent plus puissamment les unes sur les autres.

La science sociale, qui constate l’unité de but pour l'humanité, ne peut admettre pour ses membres une illogique pluralité d’origine, dont la conséquence serait, pour chaque race, une inégalité de point de départ, de mérites à acquérir et de sacrifices à accomplir dans la poursuite d’un avenir identique pour tous.

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Enfui Ylüstoire, qui résume toutes ces données,

11e peut se dispenser de les corroborer d’une autorité, dont il est permis de discuter la valeur, mais qu’on ne saurait récuser sans mauvaise foi : nous voulons parler des traditions primili- • ves encore aujourd’hui éparses sur la face de la terre. Soit qu’on les étudie savamment formulées à la base des systèmes religieux ou cosmogoniques des nations les plus anciennement policées, soit qu’on en recueille les plus grossiers débris dans *■ les souvenirs bégayés par les peuplades les plus sauvages, on est frappé de la similitude de tous ces vieux échos des premiers jours de l’existence de l’homme ; on est forcé de reconnaître l’identité de leurs témoignages qui, s’élevant de tous * les points du globe et de tous les échelons de la civilisation, concluent comme Buffon des hauteurs de son génie, comme la science échappant aux hésitations des préjugés, comme le Christ mourant pour la fraternité humaine : à l'unité d'espèce , d'origine et de berceau.

Quel lieu fut élu par le Créateur pour la fonction que ce dernier mot implique? Quand? comment l’homme y apparut-il?

Questions inséparables et sans cesse offertes aux inquiètes investigations de l’esprit humain.

La dernière est restée et restera toujours un

JO

mystère entre la terre et Dieu. Mais les affirmations divergentes de la théologie et du scepticisme et les recherches positives de la science peuvent du moins sur ce sujet aboutir à cette assertion commune : à un jour donné de la création, l'homme n’en faisait pas partie, et le lendemain, le soleil éclaira ses pus sur la terre, illumina son front pensif et se réfléchit dans ses regards interrogeant les cieux.

Quant au berceau de la grande famille, on 11e saurait, suivant nous, le chercher ailleurs qu'au point même où viendraient aboutir et se confondre les lignes prolongées des indications de tous les peuples interrogés sur ce problème.

Or ce point se trouve indubitablement dans l’Asie centrale, entre les chaînes colossales d’où s’échappent dans toutes les directions, comme d’un réservoir commun, le Tarim, l'iaxarlc, l’Oxus, le Sind, le Gange, le Tsampou et le Kiang ; véritables artères du vieux continent, grandes voies ouvertes aux migrations des plantes, des animaux et des fils de l’homme.

L’élude de l’histoire et de la géographie comparées nous démontre que, sur tous les continents, la vie sociale a commencé sur les montagnes et n’est descendue dans les plaines qu’au fur et à mesure que sur leur sol et dans leur atmosphère se for-

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malt le milieu favorable à sou développement, ou que le bras de l’homme devenait assez puissant pour modifier lui-même les conditions premières de ce milieu. ,

de la race blanche

Lors de la découverte de l’Amérique, il n’y a pas encore quatre siècles, sa rare population, perdue, étouffée dans la luxuriante puissance de la nature de ses plaines immenses, ne s’essayait à l’existence de nation que sur quelques points de

la chaîne colossale des Andes ; sur des plateaux, dont la hauteur au-dessus de l’Océan varie entre le niveau des cols et celui des cimes les plus, élevées des Alpes suisses et savoisiennes.

Sur un sol plus rapproché du nôtre, dans cette Afrique dont l’histoire a déjà ouvert et fermé plus d’une fois les annales, le haut relief de l’Abyssinie ne fut-il pas, aux jours antiques, le foyer de la civilisation de Méroé et d’une partie de la vallée du Nil? ne renferme-t-il pas, mémo aujourd’hui, avec la longue chaîne transversale de Kong qui l’unit au plateau de la haute Sénégambie, tous les germes de l’avenir de cette race noire, dont l’enfance morale indéfinie a lutté jusqu’ici contre les obstacles que lui opposent un sol et un climat encore à l’état rudimentaire?

Enfin, dans celte terre d’Europe, si remuée dépuis trois mille ans, si imbibée du sang et des sueurs de l’homme, ne sonl-ce pas les hautes vallées, les pentes abruptes de son versant méridional qui, les premières, ont reru et fécondé les semences de civilisation que lui envoyait l’Orient? Pendant que les tribus ioniennes et étrusques préparaient, dans les étroits vallons de l’IIellade et des Apennins, la transformation des mondes aryen, indou et égyptien en monde grec et romain, les grandes plaines d’au delà des

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Alpes étaient livrées, pour de nombreux siècles encore, au parcours sans frein des hordes sauvages, vaguant sur la piste des bêtes fauves et sous le vent des steppes de l’Asie, à travers les pins et

Type de la race jaune.

les bruyères, depuis les sources de l’irtiche jusqu’aux bouches du Yahal et de l’Escaut.

Les analogies observées dans l’espace et dans le temps apportent donc la logique des faits à l’appui des traditions antiques, qui, venues jus-

L’HOMME SAl’VAGE.

qu’à nous des profondeurs des âges et flottant sur les débris de peuples sans noms et de siècles sans nombre, désignent la haute Asie comme le point de départ d’où les familles des hommes se répandirent sur la terre.

A l’aube des souvenirs humains, lorsque les tribus aryanes descendirent les pentes des Bolors, de l’Indou-Kho et de l’IIimalaya, elles trouvèrent les plaines de la Bactriane et de l’Inde occupées par les descendants déjà nombreux d’émigrations antérieures, successivement poussées hors du commun berceau par 1 instinct vagabond de l’homme primitif, l’ardeur aventureuse du chasseur, la révolte du droit individuel contre les premières règles sociales, ou l’exil du faible fuyant l’oppression du fort; par toutes les causes enfin qui, indépendamment des convulsions du sol, pouvaient naître des impérieux bouillonnements de la sauvage enfance du genre humain, et dont celui-ci crut devoir plus tard justifier son libre arbitre par ces paroles attribuées au Créateur lui-mème : Croissez , multipliez et couvrez la face de la terre!

Superposées les unes aux autres autour du centre primitif, comme les couches géologiques autour du noyau du globe, mais dans l’ordre inverse de leur éclosion et de leurs développements, ces po-

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publions formaient une série , concentrique de zones humaines, dont les plus reculées étaient par conséquent les plus anciennes, les plus barbares, et devaient être constamment refoulées

Type de la race rouge.

vers les extrémités des continents par le flot tou- jours croissant des émigrations centrales.

Dans les grandes plaines de l’Orient et du sud de l’Asie, ces populations se rattachaient à deux vastes groupes, sources de deux grandes variétés

IG ' I, 'HOMME SAUTAGE,

de notre espèce , la noire et la jaune, dont la formation correspond à deux Ages de la vie de l’humanité : la première, à cette époque où l’homme, nouveau venu sur une terre marâtre, se débattait écrasé et nu ; la seconde, à la période où il commença à lutter debout et armé contre les forces exubérantes du milieu qui l’entourait.

« Nous ne pouvons aujourd’hui que bien difficilement nous représenter les immenses travaux imposés aux premiers hommes, les obstacles qu’ils durent vaincre pour réunir autour d’eux les conditions de vie et de sécurité d’où dépendait la dujrée de l’espèce: la terre alors ne ressemblait nullement à ce qu’elle devint depuis sous les mains qui la transformèrent 1 . »

Ce que chacune de ses parties engloutit de débris humains, avant de mériter d’un seul homme le nom de patrie, ce que chacun de ses climats dévora de générations, avant de permettre à un seul couple d’exilés d’abriter avec quelque sécurité le foyer du jour présent et le berceau du lendemain, Dieu seul le sait; lui qui sans doute ne semble négliger les individualités de ce monde que pour leur tenir compte dans des mondes meilleurs de leurs épreuves d’ici-bas,

1 Lamennais, Esquisse d’une philosophie.

Les chasseurs. '' n de leurs sacrifices obscurs à des plans d’ensemble dont la portée échappe à nos yeux mortels; lui qui seul, peut, dans un jour de son éternité, payer aux 'premiers fils de l’homme le prix de leurs

Type de la race noire (Kousliite).

sueurs, de leurs larmes et de leur sang, employés uniquement par torrents cl pendant des siècles, à préparer le sol pour leurs descendants. %

Mais de même que les observations recueillies chez les peuplades sauvages nous reportent aux

18 t L’ HOMME SAUVAGE,

destinées de l’humanité à ses débuts, l’étude de quelques points du globe, tels que les côtes délétères de l’Afrique équatoriale, les parties basses de la Papouasie et de Madagascar, les deltas noyés du Niger, de l’Orénoque ou des fleuves de Bornéo, peut nous retracer une image assez fidèle, quoique bien affaiblie, de l’état physique des grandes plaines et des côtes méridionales de l’Asie, au moment où les premiers émigrés du plateau central tentèrent de s’y frayer un chemin et d’y trouver une demeure.

L’abord de toute terre vierge, l’essai de tout nouveau climat sont encore aujourd’hui fatals à notre espèce; nul n’ignore ce que sont les contrées que nous venons de citer pour les hommes du Nord et de notre Occident. On sait combien l’Europe y a semé de cadavres, en colonies avortées, en vaines tentatives d’explorations. Ceux de ses fils qui sont parvenus à s’implanter sur des plages de nature identique, ne l’ont fait qu’aux dépens de leur jeunesse tronquée, de leurs traits modifiés, de leur teint flétri, de leur énergie morale et physique émoussée. On sait que la terre de l’Inde, entre autres, dont l’exploitation par tant de races diverses et pendant tant de siècles n’a pu épuiser la sève féconde et les influences multiples, recèle encore dans son sein de tels miasmes, dans son at-

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mosphère de tels effluves, que sans causes apparentes, sans manifestations préalables, des fléaux épidémiques instantanés y naissent et frappent comme la foudre, décimant en quelques heures les agrégations d’Européens, qui seraient emportées tout entières en quelques jours si elles ne se dispersaient promptement.

Quelle ne dut donc pas être l’action terrible de ces bords de l’indus et du Gange sur l’organisme des premiers hommes qui s’y aventurèrent, alors que, pressé d’étendre ses domaines aux dépens des limites de l’antique Océan, le continent asiatique comblait le fond de ses vallées des débris de leurs

flancs ravinés et par les dépôts accumulés du

limon de ses fleuves accélérait le retrait des golfes primitifs; que des labyrinthes de palétuviers consolidaient du lacis inextricable de leurs racines et épaississaient de leur détritus ce sol mouvant et impropre à toute autre végétation ; que sur la vase tiède et infecte qu’ils ombrageaient, dans les eaux putrides où se miraient leurs rameaux, dans l’air humide et brûlant que décomposait leur feuillage, le règne animal ne déployait que des créations étranges, formidables et gigantesques ; que toutes les harmonies locales se heurtaient, se fondaient en un effroyable antagonisme ; que la mort enfin, sous toutes les formes, y épiait la vie ? .

Est-ce trop (l’attribuer à cette action, sans proportion avec notre nature, la dégénérescence du type primordial de notre espèce jusqu’aux écarls les plus ravalés de sa variété noire? Est-ce trop de rattacher à des phénomènes analogues, bien que multiples et modifiés selon les milieux et les latitudes, les origines de toutes ces branches de la race d’Adam, qui, arrêtées encore aujourd’hui sur les degrés inférieurs de l’échelle sociale, portent profondément empreints, dans leurs traits, dans leurs mœurs et dans leurs institutions, le cachet indélébile de la malédiction de la terre?

Les traces primitives de l’homme observées sur la terre sont misérables : on dirait que partout il a trébuché dès scs premiers pas. Synthèse de toutes les créations, de tous les enfantements antérieurs de notre planète, combien de siècles lui a-t-il fallu pour dégager des limbes delà matière les ressources et la conscience de son activité libre? Nul ne peut le dire. La géologie a récemment tenté de le formuler. Mais cette épigraphie de la terre, appliquée au passé de l’homme, a des règles encore trop variables, des chiffres encore trop flottants pour que l’histoire et la philosophie puissent les admettre sans discussion.

Ce n’est pas d’aujourd’hui d’ailleurs que les penseurs de l’école positive ont protesté contre

LES CHASSEURS

les rêveries de l'Age d’or et de période édenique, où l’humanité, presque toujours mécontente du présent et se méfiant de l’avenir, s’est complu 5 nourrir les souvenirs de son berceau.

Dix-sept siècles avant que nos savants contemporains découvrissent l’homme des cavernes, un écrivain, qui, s'il n’a pas pénétré bien avant au fond des choses passées les a du moins beaucoup et consciencieusement étudiées, opposait aux doléances des Romains de l’empire à l’apogée de sa grandeur le tableau de l’enfance de notre race, tableau qui rappelle par plus d’un trait celui que la science moderne nous fait de la première période de l’âge de pierre.

Au milieu de la société repue de l’époque Antonine, Plutarque fait intervenir un sauvage des temps primitifs et lui prête ces paroles :

« Oh ! que votre siècle est favorisé, mortels d’aujourd’hui ! que vous êtes chéris des dieux ! la terre féconde ne vous refuse rien ; la nature entière n’est occupée qu’à prévenir vos désirs ! quel contraste avec l’âge du monde où tomba notre naissance ! âge triste et dur, si peu développé que tout y était encore en germe, sauf la misère! L’air n’était point encore épuré; dans un ciel nébuleux, les astres roulaient sans harmonie, et le soleil inégal, mal affermi, traçait irrégulièrement sa voie quoti-

2i L’HOMME SAUVAGE,

dienne. Sur la terre, ravagée par des fleuves qui cherchaient un lit, tout était marécages, fondrières et forêts sauvages. Le sol ingrat repoussait la culture, nulle invention ne venait soulager nos maux ; nul inventeur n’apparaissait dans nos rangs abrutis ; la faim seule était notre inséparable compagne. Là, où les mousses des rochers venaient à nous manquer, où les écorces des arbres nous faisaient défaut, nous déchirions de nos mains les bêtes palpitantes, nous buvions leur sang fumant ; heureux, lorsqu’un chêne secourablc nous offrait son âpre fruit en abondance! alors, hélas ! nous dansions de joie autour de l’arbre nounicier, et nous bégayions des chants à la louange de la terre. C’étaient là nos fêtes, c’étaient là nos plaisirs ; tout le 'reste de notre existence n'était que douleur, tristesse et pauvreté! 1 »

1 Plutarque, t le l'ort;. un Hontatiorum.

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