‹ L'homme sauvageChapitre 3 sur 26 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les premières migrations «la sauvage. - Chasseur ou pêcheur, il vil de proie. — Double action de la laim : anthropophagie; meurtre ou abandon des vieillards, des infirmes, des bras inutiles ou faibles. . j

L’ethnique de Koush , appliqué aux populations noires par les traditions mosaïques, par les livres védiques et les monuments égyptiens, s’est conservé jusqu’à nos jours dans l'ethnologie de l’Inde, les Khassias de l’Himalaya et des monts Garows, les Kouch-Behar du Bengale, et sur plusieurs autres de la carte de l’Asie, tels que le Koushistan persan, la province de Culch et la péninsule de Gudjirat (autrefois Koucha Slhali), dernières traces de la grande désignation de Koucha Dwipa, qui bien antérieurement aux dénominations brahmaniques et

ar yennes s’étendit sur les bassins de l’Indus et du Gange.

Des anthropophages aux cheveux crépus* à la peau noire, à la face prognathe, figurent dans les Vêdas sous le nom de Daisious et sous celui de Rakchasas dans le Ramayana ; ce dernier poème, la plus antique des épopées, constate ainsi la présence de la branche nègre de la race humaine dans le sud du Deccan, à une époque qu’on ne peut guère reculer au delà du dix-septième siècle avant notre ère.

Expulsés de leur première patrie par la pression des peuplades puînées qui devaient constiluer l’âge suivant, les Koushites s’écoulèrent parles extrémités péninsulaires de l’Asie méridionale et se répandirent sur les rivages les plus divergents des trois océans équatoriaux. Vers l’extrême Orient, ils ont peuplé les grands archipels de la Papouasie, le continent australien et ses annexes; laissant à chaque grande station de leur long pèlerinage, à Bornéo, aux Philippines, à Sumatra, à Eormose, àMalacca, et, dans le golfe du Bengale, tout auprès de leur point de départ, aux Andamans et à Ccylan, des débris attardés de leurs migrations. Vers l’Occident, les plaines chaldéennes, la vallée du Ail et les oasis du Sah’ra ont été leurs étapes et leurs voies pour atteindre l’intérieur et les ex-

Première insla.latioii du sauvage.

LES CIIASSELRS. . % 20

li émités opposées de l’Afrique. D’une part comme de l’autre, ces premiers pionniers des régions du Midi ne se sont arrêtes que là où la terre leur a

Habitation primitive.

manqué : en face des ondes et des vents du pôle antarctique, battant de front le cap des Tempêtes et les rocs basaltiques de la Tasmanie ; et c’est là aussi que, dans le marasme d’une enfance trop

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