Nescitis cujus spiritus cstis (Ev. Luc, cap. ix, v
plus dire que la doctrine religieuse, la théologie, appelons-la de son vieux nom, est la vaste synthèse de la science divine et de toutes les sciences humaines.
Quant au culte, alors même qu'un sentiment sans mission et souvent sans règle le surchargerait et en voilerait peut-être un instant la grandeur primitive, pourquoi s'en scandaliser? Sa religieuse efficacité est-elle atteinte? Puisque les hommes en usent moins, quoi d'étonnant si les femmes en peuvent abuser? Est-il donc bien difficile, à travers les guirlandes et les fleurs qui se renouvellent avec la saison, de reconnaître la statue, son beau marbre, ses lignes harmonieuses.
Mais l'Église? ne nous lassons pas de le dire, jamais elle n'a jeté et ne jettera l'anathème à ce qui est beau et bon, encore moins à ce qui est vrai. Si parfois, avec une inflexible énergie, elle revendique ses droits, nevoyez-vous pas qu'ils se confondent avec ceux de la conscience même? Après tout, des droits sont toujours sacrés; et il serait vraiment
étrange qu'à l'heure où l'homme réclame bruyamment les siens, l'homme trouvât mauvais que des ministres de Dieu en fissent autant pour le Dieu qu'ils adorent. Certes, ce n'est point à eux qu'il viendra en pensée de maudire le mouvement providentiel qui emporte nos sociétés vers une nouvelle organisation sociale, et donne, en toutes choses, aujourd'hui, à la personnalité humaine, un rôle plus actif et une prépondérance plus marquée. Un tel acte, de la part de ceux qui sont envoyés pour dérober l'âme à la servitude des passions, pour résister à l'orgueil des forts et épouser la cause des faibles, pour ouvrir la voie à tous les affranchissements et assurer le règne progressif des fils libres de Dieu, un tel acte ne serait pas seulement une forfaiture, il serait une inconséquence et une impiété.
N'est-ce pas Pie IX lui-même qui, dans l'allocution du 18 mars 1861, a dit : « La religion catholique est la mère féconde et la nourrice de toutes les vertus, l'ennemie des vices
et la libératrice des âmes *? » N'est-ce pas lui encore qui, dans l'Encyclique du 17 mars 1856, aux évoques d'Autriche, s'écriait : « Il faut que l'intelligence, la science et la sagesse de toute l'Église, comme de chacun en particulier, croisse d'âge en âge et fasse de grands, de très grands progrès, afin que la postérité ait le bonheur de comprendre ce que l'antiquité vénérait sans comprendre2? »
La croix de Jésus Christ est divinement hospitalière. Ses bras sont assez larges pour bénir les républiques et les monarchies. Il n'y a qu'une chose qui ne puisse croître à son ombre, c'est le césarisme. Il y meurt. Quand un césar se montre, qu'il se drape sous le traditionnel manteau de pourpre ou qu'il soit en haillons
1. Una est vera, ac sancta super terram religio... virtutum omnium fœcunda pareils et altrix, ac vitiorum expultrix, et animarum liberatrix, etc.
2. Crescat igitur oportet, et multum vehementerque proficiat tam siugulorurn quam omnium, unius hominis quam totius ecclesiae aetatum, ac stcculorum gradibus, intelligentia, sapientia, scientia, qua intelligatur illustrius quod antea credebatur obscurius, qua posteritas intellectum gratuletur quod vetustas non intellectum venerabatur, etc.
et s'appelle le peuple souverain, son premier ré\e est d'opprimer la conscience sous sa raison d'Etat; son premier geste une menace à la Croix, ce bouclier des consciences, en attendant qu'il essaye de la briser ou de la déraciner.
Qu'on regarde ce qui se passe sous nos yeux en Suisse et en Allemagne. Qu'on se rappelle le Saint-Empire aux onzième et douzième siècles, Henri VIII et Elisabeth en Angleterre, le zèle excessif et barbare de Philippe II en Espagne, le joséphisme en Autriche, et, dans notre propre histoire, pour ne pas évoquer des souvenirs trop récents, les prétentions tyranniques de la monarchie absolue, surtout Robespierre et les terroristes.
Si ceux qui nous combattent de bonne foi nous connaissaient mieux, ils nous tendraient la main. Mais peu nous importe le blasphème qui nous poursuit, ou la louange qui nous acclame. Nous irons en avant et nous continuerons quand même, certains de préparer le
développement de ce Règne de Dieu qui nous donnera, par surcroît, tous les vrais progrès dont nous sommes avides. Une science aveugle et une philosophie d'importation étrangère travaillent à supprimer Dieu de l'univers et de l'humanité : nous l'y maintiendrons. Une critique dissolvante et prévenue ne recule devant aucune perfidie et ne se refuse à aucun sophisme pour effacer de l'histoire les marques de la divinité de Jésus-Christ et de son œuvre : nous ferons bonne garde, et nous resterons les témoins du passage de Dieu et de sa survivance au milieu des hommes. César, peut-être, ici persécutera, chassera, et ailleurs flattera l'Église, afin de l'humilier sous sa pourpre et de l'asservir : nous serons là prêts à la défendre; et, s'il faut, pour la sauver, lui donner notre sang, nous sommes résolus, grâce à Dieu, à le verser et à mourir.
Au nom de la science et de la saine philosophie, soucieux de l'indépendance des consciences humaines et des intérêts sacrés du peuple, nous ne cesserons de publier cet Évan-
gilc dont l'apôtre saint Paul était si fier. Bien avant et mieux que la déclaration de 89, l'Évangile a été la grande charte de nos droits; il est et restera le code immortel de nos devoirs.
Qu'on ne s'y trompe point. Là est le nœud de toutes les questions qui nous tourmentent. De là dépendent le travail de l'atelier et la paix du forum, la lumière de nos écoles et l'honneur de nos temples, la fécondité des races et le salut des patries. Une industrie, sans un Dieu protecteur de l'homme qui travaille et modérateur de l'homme qui jouit, est l'écrasement de l'un et la corruption de l'autre. Une fraternité, sans un même Père qui est aux cieux, est un leurre; et nous croyons moins à la fraternité des anthropoïdes qu'à celle des fourmis, des abeilles ou des castors. Dans l'ordre présent, la liberté politique elle-même, sans le Christ rédempteur, n'est qu'un mensonge. Elle est née de l'Évangile : l'histoire le prouve sans réplique. Et qui donc pourrait croire à la liberté, fille du respect et de la
vertu, là où règne l'oppression des égoïsmes, là où prévaut la fureur de jouir? Une science étrangère à Dieu n'est qu'un rayon de lumière glacée; elle ne peut rien pour échauffer l'âme humaine et lui inspirer l'enthousiasme des grands dévouements. Ce monde, sans une Église organisée, pour arracher, au nom de Dieu, la coDscience de l'homme à ses propres illusioDS et à la tyrannie toujours menaçante des pouvoirs politiques, est un monde chancelant, bientôt esclave. Sa dissolution est proche : c'est l'individualisme impuissant des civilisés sceptiques de ce siècle; c'était le servage honteux des civilisés païens d'autrefois.
Ces considérations, sur lesquelles nous avons trop longuement insisté peut-être, indiqueront assez quel esprit anime les conférences que nous avons dessein de publier, et dont ce volume ne contient qu'un simple essai.
Un dernier mot maintenant sur la méthode suivie dans l'exposé de dogmes.
L'ESl'IUT ET "LA MÉTHODE 19
La Foi catholique comprend deux choses : la formule, l'interprétation. La formule énonce la foi, l'interprétation l'explique. La première est absolue, immuable comme le Verbe de Dieu qui la révèle. La seconde est relative, variable comme l'esprit de l'homme; elle peut l'être du moins, jusqu'à ce que l'autorité compétente l'ait sanctionnée ou quejes siècles lui aient donné la consécration du i temps. Il y a toujours hérésie à nier la formule; il y a parcois témérité, erreur même, à combattre, sans •aison suffisante, certaines interprétations aniques.
Cependant, il est manifeste que rien ne dispose mieux les intelligences à la Foi qu'une explication lumineuse et bien appropriée. ft)ilà pourquoi il importe souverainement à 'apôtre militant de connaître d'une manière xacte l'état réel des esprits auxquels il expose î vérité. Son art consiste à' discerner les arnments les plus solides, et surtout les plus cceptables. Son triomphe, à vrai dire, dépend
vertu, là où règne l'oppression des égoïsmes, là où prévaut la fureur de jouir? Une science étrangère à Dieu n'est qu'un rayon de lumière glacée; elle ne peut rien pour échauffer l'âme humaine et lui inspirer l'enthousiasme des grands dévouements. Ce monde, sans une Église organisée, pour arracher, au nom de Dieu, la conscience de l'homme à ses propres illusions et à la tyrannie toujours menaçante des pouvoirs politiques, est un monde chancelant, bientôt esclave. Sa dissolution est proche : c'est l'individualisme impuissant des civilisés sceptiques de ce siècle; c'était le servage honteux des civilisés païens d'autrefois.
Ces considérations, sur lesquelles nous avons trop longuement insisté peut-être, indiqueront assez quel esprit anime les conférences que nous avons dessein de publier, et dont ce volume ne contient qu'un simple essai.
Un dernier mot maintenant sur la méthode suivie dans l'exposé de dogmes.
La Foi catholique comprend deux choses : la formule, l'interprétation. La formule énonce la foi, l'interprétation l'explique. La première est absolue, immuable comme le Verbe de , Dieu qui la révèle. La seconde est relative, variable comme l'esprit de l'homme; elle peut l'être du moins, jusqu'à ce que l'autorité compétente l'ait sanctionnée ou quejes siècles lui aient donné la consécration du t temps. Il y a toujours hérésie à nier la formule; il y a parfois témérité, erreur même, à combattre, sans raison suffisante, certaines interprétations antiques.
Cependant, il est manifeste que rien ne dis- : pose mieux les intelligences à la Foi qu'une explication lumineuse et bien appropriée. Voilà pourquoi il importe souverainement à l'apôtre militant de connaître d'une manière exacte l'état réel des esprits auxquels il expose la vérité. Son art consiste à' discerner les arguments les plus solides, et surtout les plus acceptables. Son triomphe, à vrai dire, dépend
moins encore de la force que de la justesse des coups. Le théologien peut garder toutes les vieilles armures, il le doit même, et il les collectionne en de magnifiques panoplies. L'orateur, soldat sur la brèche, se contente de l'arme plus légère et perfectionnée pour la lutte : elle suffit à la victoire.
Or, à notre époque, on ne peut le contester, les esprits subissent une double influence prédominante; l'influence scientifique, l'influence politique et sociale. La science représente pour eux, dans le discrédit funeste qui tend à envelopper la philosophie et la religion, la plus haute autorité intellectuelle. La politique résume pour eux, dans le règne actuel de la démocratie, la somme de leurs intérêts et de leurs plus violentes passions. Autrefois, on jurait sur la parole du maître; aujourd'hui, c'est la science qui a confisqué, à son profit, le magister dixit; et le cri de vive le peuple a remplacé presque partout celui de vive le roi. Aussi est-il malaisé d'avoir prise sur les intelligences, en conservant les allures et en réédi-
tant les démonstrations de l'ancienne apologétique. A tort où à raisoD, on y ajoute peu de créance. On dirait un dard émoussé, une monnaie d'un bon titre, sans doute, mais qui n'a plus cours. Voulez-vous ébranler une raison récalcitrante à la foi? Illuminez-la. Pressez-la par des arguments puisés dans la science môme et toujours secondés par elle. Sachez faire appel à la conscience individuelle. Ne craignez pas d'entrer dans le vif des besoins et des mouvements sociaux. Une loi de Kepler ou de Newton révélera mieux la divinité aux esprits de notre âge que les abstractions d'une métaphysique incomprise. Un simple fait de conscience bien étudié les initiera plus facilement à l'Évangile que mille citations d'autorités inconnues; et les incendies de nos révolutions sanglantes, comme l'impuissance de nos vains essais de réforme, les éclaireront plus vivement encore sur la nécessité du Décalogue et de la foi chrétienne, que d'abstraits raisonnements et de longs discours.
Lorsqu'on va au fond des idées sociales,
politiques et religieuses qui passionnent les esprits contemporains, même de celles dont on s'effraie le plus dans ce qui s'appelle quelquefois le parti conservateur, il est impossible de n'y pas voir, pour peu qu'on soit sincère, un rayon de vérité évangélique, malheureusement étouffé par l'ignorance ou perverti par la passion. Eh bien, au lieu de heurter de front ces idées excessives, sachons plutôt reconnaître ce qu'elles ont de chrétien : c'est un devoir envers la vérité; c'est le moyen sûr, aussi, de se faire entendre par l'esprit égaré, et de le ramener doucement à la mesure de l'Évangile.
Quand on veut dompter la bête, on ne doit ni l'exaspérer ni la fuir. Il faut savoir s'en approcher, la forcer à vous regarder dans les yeux, et ne pas craindre, au besoin, de poser la main sur sa tête ou de la passer dans sa crinière.
Ainsi, prenons garde de confondre la tradition avec la routine. La première est immuable, comme la vérité qu'elle transmet et perpétue;
mais la seconde est caduque comme tout ce qui vient de l'homme. L'une est vivifiante; l'autre peut devenir obstacle et principe de mort : il faut s'en débarrasser. L'arbre le plus vigoureux ne se dépouille-t-il pas, à chaque automne, des vieilles feuilles; et la tempête ou la foudre n'a-t-elle pas mission d'emporter les branches desséchées, loin du tronc sur lequel en doivent pousser de nouvelles! L'heure est venue où quiconque veut être conservateur de l'efficacité de sa foi et de son apostolat, ne doit pas craindre d'être novateur vis-à-vis de la routine, et d'une tactique qui ne répond plus à l'attente des disciples ni à l'esprit grandi du maître.
Ce n'est là, qu'on le sache bien, ni témérité, ni audace, ni nouveauté pour l'Eglise, mais seulement clairvoyance et preuve d'énergie. Celui qui veut vaincre est bien obligé de choisir son arme; car l'épée ou le bouclier est souvent, quelle que soit la valeur du soldat, de moitié dans la victoire. D'ailleurs, n'est-ce pas sur l'autorité de Jésus-Christ même qu'une telle
méthode peut se fonder? N'est-ce pas lui qui a sanctionné tout progrès dans la lumière, lorsqu'il a dit : Le vrai scribe, initié aux secrets du Règne de Dieu, sait tirer de son trésor les choses neuces et anciennes.
Ne le faisons donc point mentir.
La Vérité catholique semble avoir vieilli aux yeux d'une génération qui ne la connaît plus. Enveloppée sous son vêtement séculaire, c'est à peine si les plus exercés de cette race sans foi découvrent et admirent l'harmonie de ses formes : pour la masse, elle a l'air d'une morte dans son linceul. Rendons-lui donc, à leurs yeux, son éternelle jeunesse; faisons luire sur elle le rayon tout neuf de la science; mettons-la plus en contact avec la conscience et la grande vie sociale dont elle contient les lois souveraines. Alors, au lieu de ce qu'ils croient un cadavre, ces homuies désabusés verront debout et vivante la sagesse même de Dieu. Sinon, comment pourraient-ils s'en éprendre?
Il n'appartient qu'à la jeunesse rayonnante de provoquer un enthousiasme et d'allumer une passion. L'esprit ne se soumet qu'à ce qui le domine.
D'ailleurs, pas d'illusion.
Il n'a jamais suffi, et demain il suffira moins encore, d'être de simples croyants, même des croyants zélés et actifs; il faut et il faudra être savant dans son zèle et dans la Foi. 11 ne suffit plus, et demain il ne suffira pas davantage, d'être des catholiques ni même des catholiques patriotes; il faudra être, au nom de la science divine, en pleine et effective domination doctrinale sur toute science naturelle et humaine. Le savant sans foi dédaigne le croyant et l'apôtre privé de sa science inférieure, et leur dit : « Si vous saviez ce que je sais, vous ne croiriez plus ce que vous croyez. » Il importe que nous nous armions, sans retard, de toute science, afin de nous donner le droit de répondre sans réplique : « Je sais ce que vous savez; grâce à ma foi, je sais plus que vous
ne savez; grâce à la science, je crois mieux ce que je croyais. »
En un mot, puisque la science de la terre refuse d'entrer dans la foi; puisque, satisfaite d'observer, de classer, d'utiliser les phénomènes, elle oublie le Principe éternel et prétend néanmoins au gouvernement de tout l'ordre humain, comme à celui de la matière, que les vrais croyants soient avertis! Au lieu de nous envelopper bruyamment dans notre Credo, comme dans les plis d'un drapeau menacé, déployons-le! N'est-il point assez large pour contenir et dominer le monde? Ses couleurs sont-elles passées? Un étendard est-il un linceul dans lequel on s'enroule pour mourir ou un simple signe de ralliement autour duquel on se resserre pour résister? Non, c'est encore et surtout, quand il s'appelle l'Évangile et la Croix, un signe de conquête avec lequel on marche en avant.
Ah! au lieu de tant vanter platoniquement le moyen âge, nous ferions mieux d'en imiter
la valeur. Les chrétiens, alors, ne se contentaient pas de bâtir des cathédrales, de faire le voyage de Terre-Sainte, d'aller, avec la coquille de pèlerin, du mont Saint-Michel au tombeau de saint Jacques de Compostelle. Non moins vaillants par l'esprit que par le bras, ils savaient se croiser pour l'Évangile, et voler aux Arabes leur science; ils couraient en foule pour délivrer le tombeau du Christ, briser le cimeterre; et, aussi avides de science que de foi, ils ont su, avec Thomas d'Aquin, en réaliser une admirable synthèse, qui impose encore aujourd'hui, après six siècles, à nos intelligences épuisées.
Faisons comme eux! La synthèse antique a besoin d'être renouvelée. Gardons l'esprit de la Somme théologique; mais hâtons-nous d'en rajeunir la lettre, et sachons y joindre la méthode de la Somme aux Gentils. L'une est le catéchisme des croyants, l'autre celui des incrédules. L'une est le bouclier de la foi qui se défend, l'autre son épée d'attaque.
X'est-ce pas cet inconscient besoin de vérité
qui pousse aujourd'hui toutes les âmes religieuses, et les catholiques au premier rang, à réclamer la liberté de l'enseignement supérieur, à vouloir faire revivre les vieilles Universités? N'attendons plus pour agir, la liberté est maintenant conquise; en temporisant on perd l'heure et trop souvent la victoire. Les chrétiens des catacombes n'ont pas attendu l'édit de Milan et Constantin, pour chanter les louanges de Dieu, célébrer le nom du Christ, conquérir Rome elle-même à leur foi. Que ces grandes restaurations ne soient pas une pure évocation du passé, et, pour ainsi dire, une imitation d'antique; mais une reprise de conscience de l'immortelle tradition méconnue, et un effort viril pour l'allier, dans une puissante synthèse, à tout ce que le présent ccn tient de vrai, de nouveau et d'opportun. A quoi servent, pour le présent, les copies servîtes du passé? A ce compte, les Chinois pourraient nous en remontrer : c'est de l'actualité qu'il nous faut et non de l'archéologie.
Nous serions heureux si ces pages trouvaient